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Trent, tome 7 : Miss - Couverture souple

Livre 5 sur 6: Trent

RODOLPHE; LEO; ALLUARD, Marie-Paule

 
9782205048537: Trent, tome 7 : Miss

Synopsis

Après toutes ces années, Trent épouse enfin Agnès.

Ce jour devrait être le plus beau de sa vie, mais quelques détails semblent vouloir l'assombrir. D'abord, une présence indésirable au mariage. Ensuite, ce cadeau de mauvais goût : une danseuse de cancan qui lève la jambe. Et enfin, dans la nuit, une silhouette sinistre qu'il connaît trop bien.

Pas de doute : Miss est revenue.

Miss, alias Helen Dorwell. Trois ans auparavant, Trent l'avait rencontrée dans le bureau de Gallagher, où elle était interrogée. C'était la plus belle femme qu'il ait jamais vue et il avait intercédé en sa faveur. Amoureux fou, il avait cependant dû admettre que les occupations de Miss ne collaient pas avec son propre sens de l'intégrité et du devoir : anarchiste, elle volait l'argent des riches pour le redistribuer aux pauvres. Et Trent avait rompu.

Mais le passé remonte, et Trent retombe dans le piège de la Miss : un chantage qui met la vie d'Agnès en danger.

Cette fois-ci, pas de mission dans les neiges du Grand Nord canadien : Trent est en lune de miel. Mais pour un héros de sa trempe, il n'y a jamais de repos. Et les auteurs de la série (nominée à Angoulême) le plongent encore une fois, avec un art consommé de la mise en scène, dans des aventures sanglantes.

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Revue de presse

Trent c'est un peu une BD western à la sauce petite bourgeoise : le grand nord canadien remplace la prairie, au lieu de s'envoyer des lampées de whisky les héros prennent le thé à cinq heures. Et dans le rôle du cow-boy à la peau tannée : un sergent de la police montée canadienne, avec sa jolie veste rouge, tiré à quatre épingles.
La ligne un peu fade du dessin vient servir des images étonnamment statiques, arrêts sur image qui s'enfilent sur quarante-huit planches. On se pince, on croit à l'exercice de style : raconter la violence des Amériques façon Colt et Winchester sans jamais céder à une once de romantisme. Abilène ou Kansas city deviennent Winnipeg en pleine prospérité industrielle. Foin de saloon et de drames impulsifs, l'action ressasse un sentimentalisme souffreteux que teintent à peine quelques relents d'idéologie anarchiste. En effet Trent est une série fleuve, mais Miss, le septième épisode, laisse croire que les auteurs n'ont pas vraiment captivé leur public. Et pour être sûr que tout le monde comprenne, on enfile les flash-back. Un narrateur omniprésent raconte l'action en aparté, mais - perversité ultime - il peut s'agir aussi bien du héros qui disserte sur ses états d'âme que d'une voix off dont le seul rôle semble être de dédoubler l'action. Comme si le scénariste avait quelques regrets de n'être pas romancier. Ainsi, dans une image de chambre, on voit par la fenêtre qu'il fait nuit, et l'encadré annonce : "et puis, pendant la nuit ...". C'est horripilant. En tout cas suffisant pour lire la suite seulement du bout des doigts, goûtant médiocrement une histoire pourtant bien sentie. Le héros vient d'épouser la gentille blonde quand la brune endiablée resurgit du passé. On comprend qu'il avait plaqué la brune pour ne pas la suivre dans la voie de l'anarchisme révolutionnaire. La brune prend la blonde en otage pour essayer de l'y ramener. La brune meurt, la blonde est sauve, Trent reste sergent de la police montée; tout est bien qui finit bien. Ah, le charme discret de la bourgeoisie.... --A.M.F.-- -- Urbuz.com

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