Louis XI - Couverture souple

Favier, Jean

 
9782213610030: Louis XI

Synopsis

Le succès du livre de Paul Murray Kendall a aidé les Français à se faire une idée plus juste, plus positive de l'un des plus grands rois qui ont façonné leur pays et l'Europe entière : sa traduction chez Fayard a permis d'en finir avec des clichés remontant au XIX e siècle et qui ont longtemps entravé la recherche. Pour autant, P. M. Kendall était spécialiste du XV e siècle européen en général, et non pas de la France.
Depuis cette parution , les recherches historiques sur Louis XI ont encore été approfondies , et c'est par dizaines que l'on compte les travaux de première main et les éditions de textes menés à bien dans les trois dernières décennies.
Rappelons encore que les terrains d'élection de Jean Favier sont les deux derniers siècles du Moyen Âge (XIVe et XVe siècle) , que l'une de ses plus belles réussites est La Guerre de Cent Ans (qui précède immédiatement le règne de Louis XI) , et qu'il est probablement l'un des meilleurs connaisseurs de l'histoire économique et financière de la fin du Moyen Âge (aspects très peu abordés par Kendall). Faut-il enfin rappeler les éclatants dons de conteur de Jean Favier ?
La recherche historique avance, les problématiques évoluent, de nouvelles générations d'historiens sont aux commandes, le public a changé : Jean Favier et les éditions Fayard lui devaient bien une biographie entièrement renouvelée de l'"universelle araignée".

Auteur célèbre de nombreux livres devenus des classiques (Philippe le Bel, La Guerre de Cent Ans, Les Grandes Découvertes, Dictionnaire de la France médiévale, Charlemagne, etc.), Jean Favier est le plus connu des médiévistes français. Membre de l'Institut, ancien directeur général des Archives de France, ancien président de la BNF, il a également occupé de hautes fonctions dans le monde de la culture.

Les informations fournies dans la section « Synopsis » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

À propos de l'auteur

Jean Favier est né en 1932. Élève de l'École des chartes, archiviste paléographe en 1956, il obtient l'agrégation d'histoire et devient membre de l'École française de Rome. Il est directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1965-1997) et professeur à la Sorbonne (1969-1997). Parallèlement, Jean Favier est successivement directeur général des Archives de France, directeur des Archives nationales, puis président de la Bibliothèque nationale de France. Il est membre de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, depuis 1985, et président de la Commission française pour l'UNESCO. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment Paris : Deux mille ans d'Histoire (Fayard, 1997), Louis XI (Fayard, 2001), Les Plantagenêts : Origines et destin d'un empire : XIe-XIVe siècles (Fayard, 2004), Un Roi de marbre : Philippe le Bel ; Enguerran de Marigny (Fayard, 2005) et Les Papes d'Avignon (Fayard, 2006).

À propos de la quatrième de couverture

On a souvent écrit sur Louis XI. Mais, depuis cinquante ans, de nouveaux documents sont apparus et les travaux se sont multipliés, souvent liés à l'élargissement du regard des historiens sur les structures politiques, juridiques et financières comme sur les relations du politique et de l'économique. Le temps semblait venu de faire le point.

L imagerie romantique a ancré le souvenir de l'homme au chapeau constellé de médailles pieuses, du captif de Péronne, du visiteur cynique de ses prisonniers en cage, du démolisseur de l'état bourguignon. On connaît l'enfance difficile du fils du « roi de Bourges », et la dramatique impatience d'un héritier qui se lasse d'attendre le pouvoir. Le portrait a de longtemps été fait du roi sournois qui se déguise en bourgeois pour écouter aux carrefours.

On ne saurait nier les ombres, qui sont celles du temps. Louis XI n'a inventé ni la cruauté ni la duplicité. Il précède de peu Machiavel et annonce Richelieu. Car, si les moyens sont ceux du temps, les objectifs sont étonnamment modernes. Il faut assurer l'indépendance, politique aussi bien qu'économique, de la France en Europe, et affermir la souveraineté du pouvoir royal et la force de l'État face à la haute féodalité.

L'homme est stupéfiant, aussi bavard que méfiant, ne cessant de dicter des lettres que pour entretenir des ambassadeurs et aussi pour traquer le cerf et le sanglier. Informé de tout, il prend lui-même les grandes comme les petites décisions. Il ne cesse de faire la guerre, ou de financer pour que les autres la fassent, et de rêver d'une paix qu'à la fin il réalise aussi bien en France qu'en Italie.

Il n'aura voulu qu'être le premier serviteur de la Couronne. Faire son métier de roi.

Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

Autres éditions populaires du même titre