Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau - Couverture souple

Bilon, M.

 
9782218743269: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau

Synopsis

Cette première autobiographie moderne présente, d'après Rousseau, "le seul portrait d'homme peint exactement d'après nature et dans toute sa vérité". "A tort ou à raison, Rousseau n'a pas consenti à séparer sa pensée et son individualité, ses théories et son destin personnel. Il faut le prendre tel qu'il se donne, dans cette fusion et cette confusion de l'existence et de l'idée." Jean Strarobinski

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Extrait

Extrait de l'introduction

Rousseau a très jeune ressenti la nécessité de se raconter : «Un continuel besoin d'épanchement, dit-il au livre IV, met à tout moment mon coeur sur mes lèvres.» L'adolescent raconte sa «petite histoire» au curé de Confignon, à la bonne dame qui l'accueille à Annecy, à la gentille Mme Basile, à Mme de Vercellis, plus tard à M. de Bonac, à Mme de Merveilleux, au brave Rolichon de Lyon, plus tard encore à Mme de Luxembourg, autant par besoin de s'épancher que pour les intéresser à son sort.
En 1739, dans Le Verger de M™ de Warens, faible esquisse des livres V et VI des Confessions, le poète débutant introduit son oeuvre par un avertissement où, déjà, il se défend d'écrire malgré son dédain du bel esprit et motive son existence de solitaire, non sans quelque agressivité : «Un malade faire des vers ! [...] Si je me portais moins mal, je me croirais comptable de mes occupations au bien de la société» (OC II, p. 1123). Précepteur à Lyon l'année suivante, le provincial découvre un autre monde, se prend à hésiter sur la valeur de ses rigides maximes républicaines et confie ses doutes dans une Épître à M. Bordes et dans une Épître à M. Parisot, s'inquiète de son avenir, balance entre l'ambition et la sage retraite : «Un bon livre, un ami, la liberté, la paix, / Faut-il pour vivre heureux former d'autres souhaits ?» À son employeur, M. de Mably, il a adressé un Mémoire sur l'éducation de son fils. L'occasion d'exposer ses principes pédagogiques ? Celle aussi d'un autoportrait et d'une première justification de son comportement : «Je sais, Monsieur, qu'on a cherché plus d'une fois à me faire passer auprès de vous pour un caractère triste et misanthrope...» Calomnie. Il concède «un penchant invincible à la mélancolie», mais n'est-ce pas naturel, avec une si longue habitude du malheur, de la solitude, de la maladie ? Sa timidité le paralyse et il a la faiblesse de ne pas se soucier de l'opinion : «Mais qu'on ne me fasse pas l'injustice de conclure de là que je suis d'un caractère dur et farouche.

Présentation de l'éditeur

Cette première autobiographie moderne présente, d'après Rousseau, "le seul portrait d'homme peint exactement d'après nature et dans toute sa vérité". "A tort ou à raison, Rousseau n'a pas consenti à séparer sa pensée et son individualité, ses théories et son destin personnel. Il faut le prendre tel qu'il se donne, dans cette fusion et cette confusion de l'existence et de l'idée." Jean Strarobinski

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