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Hard - Couverture souple

Anderson, Raffaëlla

 
9782246615118: Hard

Synopsis

« Gun » au poing, figure du féminisme radical à la Virginie Despentes, Raffaëla Anderson mettait une rage particulière à incarner Manu dans Baise-moi, le film. Pourquoi ? Quand on a lu Hard, on le comprend mieux. En 1994, une jeune fille de dix-huit ans, née dans les banlieues chaudes de Paris, encore vierge, répond à un casting. Elle croit gagner facilement 2 000 francs par jour de tournage et de fait elle les gagnera ! Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que pour devenir une star du X, il fallait tout accepter... Pour la première fois, sans aucune complaisance, avec la brutalité d'une caméra subjective, le récit d'une « hardeuse » de moins de 20 ans brise l'omerta du X. C'est un texte violent, précis, dénué d'approximations psychologiques. Acrobaties sexuelles, certes, mais abattage du travail à la chaîne. Salaires faciles, certes, mais peur omniprésente du Sida et de la drogue. Cinéma, oui, mais de quel genre ? On visite, au rythme de l'énergique Raffaëla, en phrases dites sans reprendre le souffle, les sales coulisses de l'exploit. Visage moderne de l'aliénation, la pornographie dissimule l'absolu mépris du corps, la vente et l'achat de filles, l'indifférence, la compétition, la drogue...

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À propos de l'auteur

Raffaëla Anderson, née en 1976, a été hardeuse pendant 4 ans. Elle a arrêté le X en 1998. Depuis, elle a joué le rôle de Manu dans le film Baise-moi, de Virginie Despentes.

À propos de la quatrième de couverture

En 1994, une jeune fille de dix-huit ans, née dans une cité des environs de Paris, répond à une annonce de casting. Elle arrive vierge sur son premier tournage de film pornographique. Elle restera quatre ans la prisonnière volontaire de l'enfer du X.
Raffaëla Anderson ne nie pas le plaisir qu'elle a parfois pu prendre. Elle témoigne ici de l'envers du décor. En caméra subjective, elle montre ce qu'elle voit : acrobaties sexuelles, certes, mais abattage du travail à la chaîne jusque dans les heures supplémentaires de la nuit. Argent facile, certes, mais peur omniprésente du sida et de l'esclavagisme sexuel. Cinéma sous les spots, certes, mais d'un genre où le corps est méprisé, nié, écartelé.
Tout accepter ? C'est fini.

Raffaëla Anderson brise ici la loi du silence. Il n'y a aucune complaisance dans son récit. Juste le ton et l'énergie d'un forçat du plaisir, libre enfin.

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