Qui a assassiné Neïla, adolescente d'origine tunisienne, dans son collège de la banlieue parisienne ? Face au crime, le sang de Didier ne fait qu'un tour. Cet écolier de douze ans, bien connu pour accumuler fiches et dossiers sur tout et tout le monde, se fait fort de démasquer le coupable. Mais qui sont les suspects ? Dardenne, le fasciste ? Rouget, le communiste ? Ou plutôt ce prof qui a fait un séjour en Afrique du Sud au temps de l'apartheid ? Et que dire de Boutonnat, dont le grand-oncle appartint à la LVF de sinistre mémoire ? La fièvre inquisitrice de Didier, véritable petit Staline de cour de récré, l'amènera au bord de la folie... Mais qu'on ne s'y trompe pas : avec ce roman percutant et drôle, ce sont certaines mœurs, hélas très actuelles, du petit monde politico-journalistico-intellectuel que fustige l'auteur des Braban (prix Renaudot 1995) et de La Cause du people.
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C'est plus fort que lui, c'est comme une maladie. Il faut que Didier dénonce. À douze ans, il possède déjà des fiches et des enregistrements compromettants sur tous ses camarades de classe. Sur Boutonnat, son ennemi juré, un peu trop libre penseur, sur Dardene le facho, sur Rouget le coco, sur Duroy le centriste, sur Boudjedra l'arabe fils de harki. Dans cette histoire, il y a aussi Neïla, la sœur de Boudjedra. Tout le monde est un peu amoureux d'elle, même Didier. Et puis, un jour, Neïla est assassinée. Qui a fait le coup ? Crime raciste à coup sûr, tonne Didier.
Patrick Besson excelle dans l'art du pamphlet drolatique. Petit roman volontairement fait de grosses ficelles, Didier dénonce tourne en dérision les agissements de ceux qui se posent comme les détenteurs implacables et vertueux de la morale antiraciste : Didier Daeninckx (auteur de célèbres polars tels que Meurtres pour mémoire, Nazis dans le métro) pour le nommer clairement et pour lever le voile homophonique que le titre du livre cache à peine. Didier dénonce est donc une charge en règle contre Didier Daeninckx ainsi qu'une petite méditation sur la paranoïa qui plane autour du débat intellectuel sur le racisme. Comme le dit l'un des personnages du roman : "Les gens devraient arrêter d'être racistes, ça nous permettrait de changer de sujet de conversation". --Denis Gombert
Qui a assassiné Neïla, adolescente d'origine tunisienne, dans son collège de la banlieue parisienne ? Face au crime, le sang de Didier ne fait qu'un tour. Cet écolier de douze ans, bien connu pour accumuler fiches et dossiers sur tout et tout le monde, se fait fort de démasquer le coupable. Mais qui sont les suspects ? Dardenne, le fasciste ? Rouget, le communiste ? Ou plutôt ce prof qui a fait un séjour en Afrique du Sud au temps de l'apartheid ? Et que dire de Boutonnat, dont le grand-oncle appartint à la LVF de sinistre mémoire ? La fièvre inquisitrice de Didier, véritable petit Staline de cour de récré, l'amènera au bord de la folie... Mais qu'on ne s'y trompe pas : avec ce roman percutant et drôle, ce sont certaines mœurs, hélas très actuelles, du petit monde politico-journalistico-intellectuel que fustige l'auteur des Braban (prix Renaudot 1995) et de La Cause du people.
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