Pinocchio - Couverture souple

Collodi, Carlo

 
9782253154792: Pinocchio

Synopsis

Depuis leur publication en 1883, Les Aventures de Pinocchio ont poursuivi une carrière triomphale. Traduites dans toutes les langues de l'Europe mais aussi en swahili, en assamais, en papiamento, leurs tirages rivalisent sans doute avec ceux de la Bible ou du Coran. A l'heure de la globalisation, le qualificatif d'universel leur convient comme un gant. Comme Peter Pan, son frère cadet, Pinocchio possède une double nature qui lui permet d'évoluer aux confins de la fable et de la réalité,   mais, à la différence du lutin de Kensington, il ne cherche pas refuge au pays des rêves. Il affronte avec une infinie curiosité tous les dangers du vaste monde, qu'ils revêtent l'aspect de deux aigrefins patibulaires, d'un insatiable serpent, voire d'un piège à loups. Il possède tous les traits d'une nature exubérante et débridée avec l'impertinence et l'anarchisme foncier de l'enfance. Ce chef-d'oeuvre de la « littérature pour la jeunesse » est aussi héritier d'une prestigieuse tradition qui n'est guère éloignée d'Orwell ou de Kafka. La brillante adaptation cinématographique de Roberto Benigni vient opportunément nous le rappeler.

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Extrait

Comment il advint que maître Cerise, menuisier de son état, trouva un morceau de bois qui pleurait et riait comme un enfant.

Il était une fois...
- Un roi ! vont dire aussitôt mes petits lecteurs.
- Non, les enfants, vous vous trompez. Il était une fois un morceau de bois.
Ce n'était pas du bois de luxe, mais un simple bout de bois à brûler, de ceux qu'en hiver on met dans les poêles et dans les cheminées pour réchauffer les pièces.
Je ne sais comment la chose se fit, mais ce qui est sûr, c'est qu'un beau jour, ce bout de bois se retrouva dans la boutique d'un vieux menuisier qui avait pour nom maître Antoine, mais que tout le monde appelait maître Cerise à cause du bout de son nez, toujours luisant et rouge comme une cerise mûre.
Dès que maître Cerise vit ce morceau de bois, il sauta de joie et, se frottant les mains avec satisfaction, marmonna :
- Ce bois tombe à pic : je vais m'en servir pour fabriquer un pied de table.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Il s'empara de sa hache bien affûtée pour commencer à enlever l'écorce et à le dégrossir. Mais à peine allait-il donner le premier coup, que son bras resta en l'air car il venait d'entendre une petite voix toute fluette qui le suppliait :
- Ne me frappe pas si fort !
Imaginez la tête de ce bon vieux maître Cerise !
Il parcourut la pièce de ses yeux égarés pour chercher d'où pouvait bien venir cette petite voix, mais il ne vit personne. Il regarda sous l'établi : personne ! Il regarda dans une armoire toujours fermée : personne. Il regarda dans la caisse destinée à recevoir les copeaux et la sciure : personne. Il ouvrit même la porte de sa boutique pour jeter un coup d'oeil sur la route : toujours personne. Mais alors ?...
- J'ai compris, dit-il en riant et en se grattant la perruque, cette petite voix, c'est moi qui l'ai rêvée. Remettons-nous au travail.
Et, reprenant sa hache, il asséna un coup magistral sur le morceau de bois.
- Aïe ! Tu m'as fait mal ! gémit la même petite voix.
Cette fois, maître Cerise fut cloué sur place. Il resta planté, les yeux exorbités, la bouche ouverte, la langue pendant jusqu'au menton, telles ces statues de pierre qui décorent les fontaines.

Présentation de l'éditeur

Depuis leur publication en 1883, Les Aventures de Pinocchio ont poursuivi une carrière triomphale. Traduites dans toutes les langues de l'Europe mais aussi en swahili, en assamais, en papiamento, leurs tirages rivalisent sans doute avec ceux de la Bible ou du Coran. A l'heure de la globalisation, le qualificatif d'universel leur convient comme un gant. Comme Peter Pan, son frère cadet, Pinocchio possède une double nature qui lui permet d'évoluer aux confins de la fable et de la réalité,   mais, à la différence du lutin de Kensington, il ne cherche pas refuge au pays des rêves. Il affronte avec une infinie curiosité tous les dangers du vaste monde, qu'ils revêtent l'aspect de deux aigrefins patibulaires, d'un insatiable serpent, voire d'un piège à loups. Il possède tous les traits d'une nature exubérante et débridée avec l'impertinence et l'anarchisme foncier de l'enfance. Ce chef-d'oeuvre de la « littérature pour la jeunesse » est aussi héritier d'une prestigieuse tradition qui n'est guère éloignée d'Orwell ou de Kafka. La brillante adaptation cinématographique de Roberto Benigni vient opportunément nous le rappeler.

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