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Maxime le Forestier - Couverture souple

Perrin, Ludovic

 
9782258052024: Maxime le Forestier

Synopsis

Maxime Le Forestier est né dans le souffle de l'après-68, alors que bruissaient encore, dans les lycées et les universités, les espoirs d'un printemps inachevé. Personne ne voit venir son succès, pas même sa maison de disques, éberluée lorsque l'Américaine Joan Baez chante à la Fête de l'Huma Parachutiste, un pamphlet écrit par un artiste encore inconnu. Les événements s'enchaînent plus vite que prévu, et bientôt son premier album circule sous le manteau afghan. San Francisco, Mon Frère, L'Education sentimentale, Comme un arbre, La Rouille... Une cascade de standards qui l'installent d'emblée parmi les grands. Au début des années quatre-vingt, Maxime Le Forestier traverse le désert. Il voyage, s'exile, découvre les guitares électriques et les synthétiseurs pour mieux prendre rendez-vous avec son œuvre. U hymne humaniste, Né quelque part, met un terme à dix années erratiques et marque le départ d'une seconde carrière. Maxime Le Forestier n'avait pas sorti d'album depuis cinq ans. Il revient avec un texte magnifique de Jean-François Deniau, Les Chevaux rebelles, qui analyse précisément les atermoiements d'une carrière commencée il y a trente-cinq ans... En voici l'histoire, telle qu'elle fut racontée à Ludovic Perrin par Maxime et ses proches.

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À mille lieux du star system et de ses paillettes, Maxime Le Forestier "trace" son chemin d'artiste, patiemment mais sûrement. Chanteur français par excellence, attachant autant d'importance aux textes de ses chansons qu'à la musique qui les accompagne, Maxime Le Forestier a signé un ouvrage à son image : discret et profond. Rien que de l'humain, en somme. Sans fausse pudeur, il se livre à cœur ouvert à Ludovic Perrin. Il lui raconte le souffle de l'après-68, dans le sillage duquel il prendra appui, la gestation de ses chansons, les rencontres à marquer d'une pierre blanche, notamment celle de Joan Baez, les amitiés, enfin, scellées au gré du hasard, qui l'influenceront durablement. Le style est dépouillé, sans boursouflures ; les propos sont sans détours. S'il évoque ses succès avec l'enthousiasme qui sied aux grands instants d'une vie d'artiste, il accepte aussi de revenir sur sa traversée du désert, au début des années quatre-vingt. Complété par une discographie exhaustive, cet ouvrage, découpé en chapitres chronologiques, ne brille certes pas par une iconographique des plus dépouillées, mais par la sincérité d'un témoignage qui est un modèle de probité intellectuelle. --Pierre Guillaume

Revue de presse

Signé d'un de nos anciens collaborateurs, aujourd'hui journaliste à Libération, cette biographie de Maxime Le Forestier, très bien écrite même si elle ronronne un peu sur la fin (enregistrements-tournées-écriture...), a été rédigée suite à des entretiens avec l'artiste et son entourage. Ludovic Perrin reprend également des extraits de déclarations de Maxime ou de ses complices dans la presse (Zazie dans Platine). Cependant, quelques personnalités sont mal présentées (Moshe Naïm a travaillé avec Gérard Presgurvic en plus de Paco Ibanez, Nahum Heiman a signé pour Mike Brant). Les anecdotes et les analyses se mélangent dans un bon équilibre, même si on regrette un peu le manque de critiques ou d'interviews de personnes qui en émettent. C'est peut-être logique avec cette collection dirigée par Gilles Verlant, et qui se fait avec l'accord des artistes. Le tout est illustré de photos souvent inédites, notamment celles des premières années. Post-scriptum : on aurait également aimé une discographie plus précise, notamment concernant les 45 tours. -- Platine

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