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Le sauveur - Couverture souple

Griffiths, Neil

 
9782258063266: Le sauveur

Synopsis

Daniel Wright, policier spécialisé dans la recherche d'oeuvres d'art volées, est envoyé en mission à Florence pour récupérer une toile de Turner. Il en profite pour se lancer sur la piste d'une nativité du Caravage que tout le monde croyait disparue à jamais. Retrouver l'un des plus célèbres tableaux du monde lui fournirait l'occasion de prendre sa revanche sur l' " establishment " du monde de l'art, qui ne l'a jamais admis à cause de ses origines modestes, sur les amis snobs de la femme riche et cultivée qu'il vient d'épouser, qu'il aime et qu'il sent s'éloigner de lui. Son désir de devenir un héros et sa passion pour le Caravage vont l'amener à mentir tous azimuts : à ses supérieurs, à sa femme et à Francesca, administratrice au musée des Offices, elle-même en quête d'aventure, et d'aventures... Mais les rêves de gloire et la passion pour l'art de ce desperado vont se heurter à la réalité brutale de la mafia calabraise, à la violence d'hommes pour qui ni les chefs-d'œuvre ni la vie humaine ne sont sacrés... Le récit de Neil Griffiths envoûte le lecteur dès les premières pages pour parvenir à une dimension bouleversante au moment de son dénouement, aussi tragique qu'inéluctable.

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Présentation de l'éditeur

Daniel Wright, policier spécialisé dans la recherche d'oeuvres d'art volées, est envoyé en mission à Florence pour récupérer une toile de Turner. Il en profite pour se lancer sur la piste d'une nativité du Caravage que tout le monde croyait disparue à jamais.

Retrouver l'un des plus célèbres tableaux du monde lui fournirait l'occasion de prendre sa revanche sur l'«establishment» du monde de l'art, qui ne l'a jamais admis à cause de ses origines modestes, sur les amis snobs de la femme riche et cultivée qu'il vient d'épouser, qu'il aime et qu'il sent s'éloigner de lui.

Son désir de devenir un héros et sa passion pour le Caravage vont l'amener à mentir tous azimuts : à ses supérieurs, à sa femme, et à Francesca, administratrice au musée des Offices, elle-même en quête d'aventure, et d'aventures...

Mais les rêves de gloire et la passion pour l'art de ce desperado vont se heurter à la réalité brutale de la mafia calabraise, à la violence d'hommes pour qui ni les chefs-d'oeuvre ni la vie humaine ne sont sacrés...

Le récit de Neil Griffiths envoûte le lecteur dès les premières pages, pour parvenir à une dimension bouleversante au moment de son dénouement, aussi tragique qu'inéluctable.

Neil Griffiths n'a pas encore quarante ans. Il est propriétaire d'une agence de communication. Le Sauveur est son dernier roman.

Extrait

Le vieil homme me la présente, comme preuve de ses compétences. D'un mouvement vif des poignets, en la déroulant de son giron jusqu'à mes pieds, par-dessus ses genoux. Un nuage de poussière s'élève du sol quand le bout de la toile se déploie avec un claquement. Je ne réagis pas. Je m'efforce de cacher ma stupeur, mon incrédulité. Je regarde le vieux. Les deux jeunes à ma droite, celui qui se tient près de la porte de la petite maison et celui qui s'appuie contre la BMW neuve, bougent à la périphérie de mon champ de vision. Ils sont nerveux. Il fait chaud. Le soleil est à son zénith. Nous sommes assis à l'ombre d'un haut cyprès immobile. Un verre à la main. Du whisky. Johnnie Walker Blue Label. Le vieux parle. Il m'explique en agitant une vieille main brune au-dessus du tableau que c'est peut-être ça que je cherche. La toile lui recouvre le torse et les jambes comme une lourde couverture qui descend jusqu'à terre. L'image est sombre, craquelée, fissurée, avec des bords effrangés et sales. Sans vernis. On l'a peut-être présentée de nombreuses fois. Mais non, je ne crois pas : pas cette oeuvre-là.
Chaque fois que le vieil homme ouvre la bouche, je dois me concentrer, pour reconnaître dans son dialecte l'italien qui s'y cache. Je comprends à peu près un tiers de ce qu'on dit On comprend tout ce que je dis. C'est comme ça depuis que je suis en Calabre. Le vieux me complimente pour mon italien.
- Je ne m'intéresse qu'au Turner, dis-je.
Il ne répond pas mais roule légèrement des yeux. La phrase, effrontée, m'a échappé : j'ai été déstabilisé par l'objet qu'il m'a présenté.

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