Rapports de violence dans la psychose et la perversion, au regard du concept parental. Il s'agit de cette violence neutre, sans visage, sans mains.
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Présentation
Pour la plupart d'entre eux, les textes ici réunis ont été écrits - et quelques-uns publiés - entre 1967 et 1972. Je les ai relus et - en dépit de la tentation de leur apporter une information nouvelle et de les ouvrir à une réflexion élargie et mieux assurée - je les ai laissés se réunir tels quels autour de l'axe qui les argumente : le concept et la violence.
Est-ce à dire que je les tiens porteurs et garants d'une certitude inaltérée ? Certes non. Depuis dix ans, il a été fort écrit sur l'exercice violent des pouvoirs qui se déguisaient sous l'apparence de la pensée savante du juge, du psychiatre, du pédagogue, de l'éducateur... et tout simplement de l'homme quotidien. La dénonciation critique des pouvoirs - fort pertinemment engagée et poursuivie par maints auteurs - représente certainement un moment historique essentiel dans l'évolution de notre culture. Seulement, il est vrai aussi que l'approfondissement et l'extension critiques des écrits sur la sexualité, l'identité de la femme, l'enfance, la folie, etc. ont tellement modifié la sensibilité de nos concepts ainsi que la pensée de leur référence que la certitude semble s'être faite, du coup, plus exigeante à l'endroit de ce qu'il est possible de parler. La contrepartie est celle d'un renforcement défensif - voire conservateur - des stéréotypes révolutionnaires. Pour beaucoup aujourd'hui parler de récupération de la folie ou de répression du sexe prend valeur de slogans d'une dépression militante ! Le discours tourne en rond sous l'apparence d'une pensée de réveil.
Je suis, pour ma part, bien peu enclin à ces méditations prétentieuses sur ce qu'on appelle les temps présents et le devenir de la culture. Encore moins suis-je porté à ces évaluations normatives qui font état d'une vulgarisation sociologique des arguments forts d'une époque. Je pense plutôt qu'un écrit est appelé sur des champs de tension qui se déplacent, sur des lignes de résistance qui se défont et se refont toujours ailleurs autrement : l'écrit intervient alors comme moment d'analyse d'une résistance idéologique et opère ainsi sur l'économie de ses transformations. C'est ainsi qu'il conviendrait de se demander aujourd'hui ce qui peut et doit être écrit du pouvoir psychiatrique, de l'ordre parental, de la liberté du sexe, etc. Chacun peut se douter ou tout au moins pressentir que les phénomènes de libération et d'émancipation comportent de telles certitudes totalitaires que le pouvoir intellectuel dont ils se réclament ne peut manquer de devenir à son tour terroriste.
Il fut important pour moi - et je le sais aussi pour d'autres - que j'écrive ces textes dans les moments qui me paraissaient les appeler. Ils sont donc intervenus sur des «résistances» locales dont certaines, aujourd'hui se sont reconstituées ailleurs. J'aurais autre chose à dire à présent, pensais-je en les relisant. Je ne les désavoue ni ne les renie pas pour autant. L'argument qui les anime tient pour de la terrifiante violence le concept idéologisé en un savoir ou en une institution. Cette violence est d'autant plus violente qu'elle est neutre. L'enfant, le fou et le pervers en connaissent les effets. Ils en sont aussi le miroir.
Mai 1977
En évoquant l'époque de la libération sexuelle et des soifs de libertés en tous genres, l'auteur a analysé, en 1977, les textes qui en faisaient le point. Cette réédition inspirera ceux qui ne l'ont pas vécu et rappelleront aux plus âgés l'importance de renouer avec ces débats passionnés et passionnels dont on a oublié la portée : Il est une violence neutre, sans visage et sans mains. Neutre elle est, en effet, par l'objectivité totalitaire du concept qui comprend le corps, la mort, le sexe, la folie. Les sciences humaines ordonnent l'exercice violent de ce concept dont la toute-puissance est le signe avoué de son impuissance. - Les textes réunis ici prennent principalement appui sur une expérience des rapports de violence dans la psychose et la perversion, au regard du concept parental. Nul n'est plus dévoué à comprendre son enfant que le parent du fou. Avec lui, le psychologue, le psychiatre et parfois le psychanalyste ! À quelle fascination livre le concept de la folie au point de lui laisser commettre ce meurtre psychique où la mort elle-même est devenue impossible. (Pierre Fédida, 1re édition)
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Vendeur : Loïc Simon, Blaison-Saint Sulpice, FR, France
10x18. Broché. 285 pages. Format de poche. Couverture défraîchie. N° de réf. du vendeur 35084
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Vendeur : Hubert Colau, LA BAZOCHE GOUET, France
Etat : 4. petites tache jaune sur les pages de gardes.plis de la couverture. N° de réf. du vendeur p22723
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Vendeur : Le-Livre, SABLONS, France
Couverture souple. Etat : bon. RO90001186: 1977. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Non Renseigné. . . . Classification Dewey : 0-GENERALITES. N° de réf. du vendeur RO90001186
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