Enterrée vivante dans ce cimetière des âmes, je sentis ma vie basculer dans le cauchemar sans trêves de l'univers psychiatrique, carrefour des destins émasculés. Jeunes, vieux, d'ici ou là, bercés par le tic-tac, l'horloge du ventre socialisé, petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner... les pas dans le couloir, les corps en métronome, la valse des blouses blanches, la énième cigarette, 28 dalles au plafond de la chambre... pourvu que le sommeil m'emporte loin, loin... Chaque matin, il fallait reprendre pied dans cette réalité. Chaque matin, il fallait redonner du sens et s'inventer un avenir consentant. Mais ici, au bout de chaque couloir, on tombe sur sa vie. Je me souviens... La Part des anges - part d'alcool évaporé lors de la maturation de l'armagnac ou du cognac dans des fûts - nous ouvre les portes de l'hôpital psychiatrique et donne à voir ce que tout le monde, par peur, négligence, impuissance, honte, s'entend à masquer. Une narration jamais anecdotique, une écriture sans concession, où la tension ne se relâche pas et entraîne le lecteur dans une expérience extrême, au c ur de la souffrance et son mystère. Un regard teinté d'humour et sans complaisance qui s'insinue aux lisières de la raison.
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Marie Cazaux a trente ans lors de son hospitalisation. Elle vit aujourd'hui à Paris où elle exerce les métiers de réalisatrice et journaliste reporter d'images indépendante. Elle travaille notamment pour les rédactions de France Télévisions.
« Enterrée vivante dans ce cimetière des âmes, je sentis ma vie basculer dans le cauchemar sans trêves de l'univers psychiatrique, carrefour des destins émasculés. Jeunes, vieux, d'ici ou là, bercés par le tic-tac, l'horloge du ventre socialisé, petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner... les pas dans le couloir, les corps en métronome, la valse des blouses blanches, la énième cigarette, 28 dalles au plafond de la chambre... pourvu que le sommeil m'emporte loin, loin... Chaque matin, il fallait reprendre pied dans cette réalité. Chaque matin, il fallait redonner du sens et s'inventer un avenir consentant. Mais ici, au bout de chaque couloir, on tombe sur sa vie. Je me souviens... »
La Part des anges - part d'alcool évaporé lors de la maturation de l'armagnac ou du cognac dans des fûts - nous ouvre les portes de l'hôpital psychiatrique et donne à voir ce que tout le monde, par peur, négligence, impuissance, honte, s'entend à masquer. Une narration jamais anecdotique, une écriture sans concession, où la tension ne se relâche pas et entraîne le lecteur dans une expérience extrême, au c ur de la souffrance et son mystère. Un regard teinté d'humour et sans complaisance qui s'insinue aux lisières de la raison.
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