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Notre désir est sans remède - Couverture souple

Larnaudie, Mathieu

 
9782330053109: Notre désir est sans remède

Synopsis

Quand la jeune Frances est apparue dans des productions de la Paramount ou de la MGM, à la fin des années 1930, on a d’abord apprécié sa blondeur, ses pommettes hautes, son menton dédaigneux, sa raisonnable impertinence. On l’a dite tour à tour provocatrice, communiste, féministe, athée, amoureuse. Puis on l’a déclarée folle et les dispositions nécessaires ont été prises. Son indocilité affichée dérangeait Hollywood et la bonne société américaine, qui n’acceptaient pas qu’elle déborde le cadre auquel on voulait la cantonner.

En évoquant le destin de cette femme dont seul le corps aura été considéré – sublimé par les chefs op, admiré par les fans, contraint par la justice, brisé par la médecine –, Mathieu Larnaudie, qui attaque (comme on le dirait d’un acide) le réel par la fiction pour donner à penser le contemporain, livre une réflexion politique sur l’image et l’individu. De la lumière à l’ombre, des écrans de cinéma à la claustration puis à une forme plus insidieuse d’exposition,« Notre désir est sans remède» suggère que la célébrité est peut-être la manière la plus irrémédiable d’échapper à soi-même, ou de se perdre.

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À propos de l'auteur

Né en 1977, Mathieu Larnaudie vit et travaille à Paris. Depuis 2004, il codirige la revue et les éditions Inculte. Il est l’auteur, notamment, de Strangulation (Gallimard, 2008), La Constituante piratesque (Burozoïque, 2009), Les Effondrés (Actes Sud, 2010), Acharnement (Actes Sud, 2012) et Notre désir est sans remède (Actes Sud, 2015). Trash Vortex paraît en 2024.

À propos de la quatrième de couverture

Quand la jeune Frances est apparue dans des productions de la Paramount ou de la MGM, à la fin des années 1930, on a d’abord apprécié sa blondeur, ses pommettes hautes, son menton dédaigneux, sa raisonnable impertinence. On l’a dite tour à tour provocatrice, communiste, féministe, athée, amoureuse. Puis on l’a déclarée folle et les dispositions nécessaires ont été prises. Son indocilité affichée dérangeait Hollywood et la bonne société américaine, qui n’acceptaient pas qu’elle déborde le cadre auquel on voulait la cantonner.

En évoquant le destin de cette femme dont seul le corps aura été considéré – sublimé par les chefs op, admiré par les fans, contraint par la justice, brisé par la médecine –, Mathieu Larnaudie, qui attaque (comme on le dirait d’un acide) le réel par la fiction pour donner à penser le contemporain, livre une réflexion politique sur l’image et l’individu. De la lumière à l’ombre, des écrans de cinéma à la claustration puis à une forme plus insidieuse d’exposition,« Notre désir est sans remède» suggère que la célébrité est peut-être la manière la plus irrémédiable d’échapper à soi-même, ou de se perdre.

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