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Building - Couverture souple

CONFINO LÉONORE

 
9782351050897: Building

Synopsis

16f.19h. ou 5 interprètes minimum ; décor : une entreprise ; durée : 1 h 20
Un building. Une entreprise. 13 étages. 35 employés. Une journée. Une scène par heure et par niveau. Hôtesses, comptables, agents dentretien, cadres, directeurs des ressources humaines, chargés de communication sagitent, déjeunent, coachent, prospectent ou brainstorment au rythme intempestif des crashs doiseaux contre leurs baies vitrées. Une ascension vers la chute
Lécriture de la pièce, féroce, caustique et ponctuée de chansons, met en relief la noirceur des thèmes abordés : la perte de notre identité dans lentreprise et, avec elle, celle de nos idéaux.
Grand Prix du Théâtre

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Extrait

Léonore Confino est auteure, comédienne. Quand, en 2010, elle écrit Building, elle n'a publié qu'une seule pièce, Ring, une suite de duos sur le couple et ses impasses. Building va tout de suite avoir du succès. Un coup d'essai ? Un coup de maître en tout cas. Rencontre avec cette auteure à suivre.

Œil du Prince : A quoi attribuez-vous le succès de Building ?

Léonore Confino : C'est une comédie et on rit du pire. D'un «pire» quotidien qui ne passe pas pour une majorité de gens qui travaillent dans des conditions devenues inacceptables. Notre metteur en scène, Catherine Schaub, et les comédiens ont contribué à rendre la pièce abrasive, à tendre le plus possible le fil entre noirceur et rire. Du coup, le public n'est jamais tranquille... Je crois que c'est cet état de tension qui le fait jubiler. C'est en tout cas ce que je recherche quand je vais au théâtre.

OdP : Comment vous est venue l'envie d'écrire sur le sujet ?

L. C. : En général, j'écris sous l'impulsion de la colère. Ring, ma première pièce, une suite de scènes sur les rapports homme-femme, était née d'une colère liée à un divorce. Un punching-ball dans le ventre. Là, ce n'est pas une colère contre l'entreprise en général mais contre les entreprises faibles qui n'ont pas de vision humaine à long terme. Certains employés ne sont plus des humains mais des «ressources humaines», une matière première que certains s'autorisent à épuiser. Si vous me demandez quelle est ma légitimité en tant que comédienne qui écrit sur le monde de l'entreprise, je pense que notre rôle d'auteur est d'être une éponge curieuse : ne jamais craindre de s'emparer d'un sujet quel qu'il soit. Sinon, on retrouverait toujours les mêmes thèmes au théâtre. Il faut juste avoir l'honnêteté de s'imprégner totalement de son thème.

OdP : Mais pourquoi être à ce point en colère contre l'entreprise ?
L. C. : Pour arrondir mes fins de mois, j'ai été hôtesse d'accueil pour des conventions, des événements... Le travail n'avait rien de difficile mais j'avais en face de moi des chefs hôtesses (ou hôtes) qui étaient convaincus que je devais mettre telle couleur de rouge à lèvres, tel type d'escarpins (ils avaient des idées bien précises !). Toute mon identité se résumait à un uniforme. J'ai éprouvé une sensation bizarre : celle de noyer mon caractère, de laisser toutes mes aspérités à la maison. J'étais surtout en colère de voir que j'étais assez faible pour accepter. La lumière, les couleurs, le design gris de ces entreprises ont peut-être aussi contribué à l'acceptation. Ça semble rien, mais cette sensation d'être uniforme a lancé l'idée de la pièce.

(...)

Présentation de l'éditeur

Un building. Une entreprise. 13 étages. 32 employés. Une journée. Hôtesses, comptables, agents d'entretien, cadres, directeurs des ressources humaines, chargés de communication s'agitent, déjeunent, coachent, prospectent ou brainstorment au rythme intempestif des crashs d'oiseaux contre leurs baies vitrées. Une ascension vers la chute...

Nouvelle version

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