En 1924, D. H. Lawrence (1885-1930) écrit Apocalypse. Cet essai ne sera publié qu'en 1931 de manière posthume, en Italie car trop subversif pour l'Angleterre de cette époque. Et il reste largement méconnu en France. Ce texte vigoureux consacré a l'Apocalypse de Jean, qui démystifie sans désenchanter, est un peu le testament du grand écrivain anglais. Très au fait de la science biblique et ésotérique de son temps, D. H. Lawrence en donne ici une synthèse critique éblouissante, menée comme un roman policier. Tour a tour grave, humoristique, vindicatif, familier, il mêle avec brio érudition et poésie visionnaire. Du labyrinthe apocalyptique, il s'agit d'extraire la substantifique moelle, vivifiante pour tous, chrétiens ou non. Une vision renouvelée du cosmos et des liens entre les hommes... A quelque cent ans de distance, ce petit livre plein d'élan nous parle avec une force intacte. Au fil des pages, les fausses valeurs, les hypocrisies et les menaces pesant sur nos sociétés sont débusquées et nous voila invités à accueillir l'imagination symbolique, la vitalite du paradoxe. Un commentaire de l'Apocalypse ? Plutôt une apocalypse pour notre temps. Traduit de l'anglais par Claire Vajou.
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David Herbert Lawrence, surtout connu en France pour ses romans L'Amant de lady Chatterley et Le Serpent a plumes, est aussi considéré comme l'un des meilleurs auteurs de récits de voyage. Egalement nouvelliste, poète, essayiste, dramaturge, il a laissé à la postérité une oeuvre abondante et diverse toute parcourue par la dénonciation des effets déshumanisants de la modernité et de l'industrialisation.
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