Juin 325 ! Convoqués par l'empereur Constantin le Grand récemment converti, près de 300 évêques se rendent à Nicée, cité du nord-ouest de l'Asie Mineure (Turquie actuelle) et se réunissent plusieurs semaines : il s'agit, dans ce qui sera le Ier concile « oecuménique » des Églises chrétiennes, de répondre aux dénégations du prêtre Arius d'Alexandrie et de définir la place de Jésus-Christ, comme « consubstantiel » au Père, terme qui ne se trouve pas dans l'Écriture, mais est emprunté à la philosophie grecque. La décision largement majoritaire des évêques, dont Constantin fit une loi de l'Empire romain, ne fut pas acceptée facilement et bien vite des remises en question s'exprimèrent, qui agitèrent l'Église et l'Empire jusqu'en 360 au moins. L'arianisme subsista encore longtemps, notamment chez les peuples barbares installés dans l'Empire à partir de la fin du IVe siècle. À Nicée, fut fixée la date de Pâques, 20 canons disciplinaires furent édictés, mais le « Symbole de Nicée », commun à quasiment tous les chrétiens de nos jours, en demeure l'acte le plus important. En trois contributions, Benoît GAIN, Bernard MEUNIER et Marc MILHAU s'efforcent de retenir l'essentiel d'un événement décisif pour l'Église et pour ses rapports avec le pouvoir civil.
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Benoît GAIN, agrégé de lettres classiques, professeur (émérite) de langue et littérature latines à l'Université Grenoble-Alpes, a publié L'Église de Cappadoce d'après la correspondance de saint Basile (Rome 1985), puis, dans sa thèse de Paris-IV il a étendu ses recherches aux Traductions latines de Pères grecs. La collection du manuscrit Laurentianus San Marco 584[...], (Berne 1994), et à leur réception en Occident (IVe -XVIe siècles). Ces investigations l'ont amené à analyser les éditions des mauristes, et il a collaboré pendant près de 20 ans au Répertoire des traductions françaises des Pères de l'Église entrepris par Jacques Marcotte osb, jusqu'à sa mise en ligne par Brepols. Disciple du Professeur Yves-Marie Duval ( 2007), il a contribué à la sauvegarde de ses travaux interrompus par la maladie et a achevé son édition d'Ambroise, Sur la mort de Théodose, dans Sources chrétiennes, 629 (2022). Il collabore à la nouvelle édition de la correspondance de saint Jérôme dirigée par Benoît Jeanjean.
Bernard Meunier, ancien chargé de recherche au CNRS (HiSoMA, équipe des Sources chrétiennes), ancien professeur à la Faculté de théologie de Lyon et ancien Directeur de l'Institut des Sources chrétiennes. A travaillé sur Cyrille d'Alexandrie : Le Christ de Cyrille d'Alexandrie, le salut et la question monophysite, Paris, Beauchesne, 1997 (Théologie historique, 104). Du même, il a édité dans Sources chrétiennes une partie des Lettres festales (I-VI), SC 372 (1991) et (XII-XVI), SC 434 (1998), ainsi que ses deux premiers livres du Commentaire sur Jean, SC 600 (2018) ; 641 (2023). On lui doit aussi deux ouvrages sur la formation de la doctrine chrétienne : La naissance des dogmes chrétiens, Paris, Éditions de l'Atelier, 2000 (coll. Tout simplement, 28) ; trad. italienne (2001) et portugaise (2005) ; et Les premiers conciles de l'Église. Un ministère d'unité, Lyon, Profac, 2003.
Marc Milhau, professeur de lettres classiques en collège et lycée, puis maître de conférences en langue et littérature latines à l'Université de Poitiers. Son travail de recherche (doctorat de 3e cycle), sous la direction du Professeur Jean Doignon, éminent spécialiste d'Hilaire de Poitiers (Hilaire de Poitiers avant l'exil, Études augustiniennes, Paris 1971), a abouti à l'édition du Commentaire sur le Psaume 118 d'Hilaire de Poitiers dans la collection Sources Chrétiennes (vol. 344 et 347 en 1988). La lecture, parallèlement à l'oeuvre exégétique, des ouvrages dogmatiques et historiques d'Hilaire de Poitiers l'a amené à s'intéresser aux débats autour de la réception du symbole de Nicée.
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Taschenbuch. Etat : Neu. Neuware - Juin 325 ! Convoqués par l'empereur Constantin le Grand récemment converti, près de 300 évêques se rendent à Nicée, cité du nord-ouest de l'Asie Mineure (Turquie actuelle) et se réunissent plusieurs semaines: il s'agit, dans ce qui sera le Ier concile ' oecuménique ' des Églises chrétiennes, de répondre aux dénégations du prêtre Arius d'Alexandrie et de définir la place de Jésus-Christ, comme ' consubstantiel ' au Père, terme qui ne se trouve pas dans l'Écriture, mais est emprunté à la philosophie grecque. La décision largement majoritaire des évêques, dont Constantin fit une loi de l'Empire romain, ne fut pas acceptée facilement et bien vite des remises en question s'exprimèrent, qui agitèrent l'Église et l'Empire jusqu'en 360 au moins. L'arianisme subsista encore longtemps, notamment chez les peuples barbares installés dans l'Empire à partir de la fin du IVe siècle. À Nicée, fut fixée la date de Pâques, 20 canons disciplinaires furent édictés, mais le ' Symbole de Nicée ', commun à quasiment tous les chrétiens de nos jours, en demeure l'acte le plus important. En trois contributions, Benoît GAIN, Bernard MEUNIER et Marc MILHAU s'efforcent de retenir l'essentiel d'un événement décisif pour l'Église et pour ses rapports avec le pouvoir civil. N° de réf. du vendeur 9782368783412
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