• C’est un chant clair, au rythme généreux et à la scansion brève, alerte. • Le poète fustige les conflits identitaires et religieux, il fait aussi l’éloge de Tombouctou, la cité médiévale où s’est inventé pour l’Afrique le discours sur l’amour, ainsi que celui sur le savoir. • La Saigne est un chant d’amour charnel et filial, car le poète offre son cœur « sans reddition ».
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Né à Sélibaby, dans le sud de la Mauritanie, Bios Diallo, journaliste de son état, dirige à Nouakchott depuis 2010 les "Rencontres littéraires Traversées Mauritanides", qui accueillent chaque année des écrivains du monde entier. Il est auteur de deux recueils de poèmes et d'un roman, ainsi que d'un essai. Il a eu le privilège d'interviewer en 2002 à Fort-de-France Aimé Césaire pour la Revue de l'Intelligent. Il a aussi collaboré à Césaire et nous, un ouvrage collectif (2003). Lors de la crise malienne de 2013, il a participé au recueil Voix hautes pour Tombouctou avec Vrilles à Tombouctou, un cri d'indignation pour la ville assiégée. La crise des migrants en 2018 le fait participer au collectif Au Coeur de l'errance, publié par les éditions Chèvre-Feuille Etoilée au profit des réfugiés. Il renouvellera son éloge au peuple malien en 2020 avec Poèmes à un jeune soldat inconnu. Recueil en hommage aux soldats disparus (ouvrage collectif).
Né à Sélibaby, dans le sud de la Mauritanie, Bios Diallo, journaliste de son état, dirige à Nouakchott depuis 2010 les «Rencontres littéraires Traversées Mauritanides », qui accueillent chaque année des écrivains du monde entier. Il est auteur de deux recueils de poèmes et d’un roman, ainsi que d’un essai. Il a eu le privilège d’interviewer en 2002 à Fort-de-France Aimé Césaire pour la Revue de l ’Intelligent. Il a aussi collaboré à Césaire et nous, un ouvrage collectif (2003). Lors de la crise malienne de 2013, il a participé au recueil Voix hautes pour Tombouctou avec Vrilles à Tombouctou, un cri d’indignation pour la ville assiégée. Il renouvellera son éloge au peuple malien en 2020 avec Poèmes à un jeune soldat inconnu. Recueil en hommage aux soldats disparus (ouvrage collectif).
XVI Je le sais, tu es une main que je partage À l’heure des confessions solitaires nos âmes sans blessure dansent le bèlè des sources les yeux sur nos bagues amoureux V Partir, migrer Vous ne verrez pas mon image Une cale au fond de l’eau Ma nuit est là Au bras de la pirogue À l’arrêt d’un bosquet Moi, motte de terre Feuille qui frémit, frétille J’offre au souffle mes jours Hâte de fuir mon continent Nymphe de pauvretés, de nuits sombres Crachat du monde Sur mon corps la honte de tous les miens Alors, du haut de collines qui se dérobent de mes pas Je défie le départ Devant l’eau, je ne recule Devant le feu, je ne tremble Je brave l’océan La police et ses corbillards Mourir Pas une honte, pour la feuille vomie Dites à ma mère, à mon père, à l’aimée Que j’irai au bout des frontières de lâchetés VIII Pissoir, je scrute vos hypocrisies Lisse vos humeurs Moi, l’immigré de vos insultes Votre midi d’hier J’ai offert mon sang à vos murs Votre honneur Votre liberté Pissoir, et mon repas du soir Ombre de mes fuites et de la police à Stalingrad, vomi XI Devant vos silences, vos insultes L’immigré plonge Dans le cimetière des eaux Et écoute la voix du village, qui dit Embrasse la ruelle derrière toi Et va sur la ligne Au bout, l’écorce De tes racines De tes mains De tes vies XIII Trépignant Sur le bitume éteint Nous sommes impossibles D’amour Et pourtant L’amour est dans nos mains Ponts de vie XVIII Maman, lève les yeux Regarde comment dansent es mains De ton fils Les doigts ont grandi Écrivent ces lignes pour toi Au bout du frisson On contemple l’ambre qui couvre son fils Et l’étoile s’alarme Maman, le feu c’était sous ton œil vigilant La hache à éviter, la justesse de tes mains Le fleuve proscrit, ta parole fléchée Le puits à risque, ta mise en garde Amulette XXIII ici là-bas ailleurs ils nous poursuivent nous privent du souffle de nos identités dans une guerre sans fin ici là-bas ailleurs ils scrutent nos pas, les bourreaux ET POURTANT ici et ailleurs dans nos refuges profanés nous demeurerons debout même chevillés sur le fumier des geôliers XXVII ma langue est vie de haies d’histoires de bosquets elle scie les perches quand gicle la haine rien ne bitume mon corps, quand elle est là j’ai foi en ma langue qui saigne XLI Devant les extrêmes, les médisances Nous tiendrons blancs nos coudes Nul ne brûlera la Nation, façonnée par nos sueurs Debout, dans l’effigie de son drapeau Feuilles collées à son sang Nous lèverons les yeux Le chapelet orgueilleux au cou Les barbares ne rempliront de haine notre bouteille La lame qu’ils liment leur glissera des mains Et Cette terre nôtre, cuvée de lait Leur résistera XLIII Et Dites à la tombe, sans orgueil Là finit le poème Là saignent les identités, les prières Et, voyez Là aussi renaît la Nation Et puisqu’un pays n’a qu’une langue Celle de son avenir, de son peuple Je sortirai la mienne Même perforée Et puisqu’on ne s’exile Ne blesse sa terre Je serai pour ma Nation Le berger éternel
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Vendeur : BOOKIT!, Genève, Suisse
Etat : Used: Like New. LIVRE A L?ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9782381460055. N° de réf. du vendeur ES-9782381460055
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