Dans ce recueil, se dessinent les lignes de tensions entre mémoire et oubli. Si la mémoire a un rôle fondamental dans la rhétorique, la notion d'oubli, en devenant une arme politique, la désacralise. Mais l'avènement de l'histoire comme discours sur le réel fait de la mémoire une référence objective.
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Regroupement d'auteurs
Marie-Thérèse Jones-Davies, professeur émérite de littérature anglaise à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a consacré ses travaux à la littérature élisabéthaine. Elle a fondé la Société internationale de recherches interdisciplinaires sur la Renaissance (SIRIR). Nous lui devons notamment Victimes et rebelles : l'écrivain dans la société élisabéthaine (Paris, 1980) et Shakespeare, le théâtre du monde (Paris, 1987).
Au fil des contributions de ce recueil, se dessinent les lignes de tensions et de complémentarité entre mémoire et oubli à la Renaissance. Si les divers commentateurs d'Aristote confèrent à la mémoire un lieu spécifique dans le corps humain, cette topologie médicale tend à devenir une métaphore poétique. La mémoire a alors également un rôle actif à jouer dans la rhétorique, dont elle est l'une des cinq parties. À la même période, la notion d'oubli devient une arme politique, qui va remodeler le concept de mémoire. On fait table rase, on efface et la mémoire se désacralise. Cependant l'Histoire cherche, à son tour, à se définir comme discours objectif du réel. Le présent n'est plus une simple répétition du passé et la mémoire devient ainsi une référence objective.
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Vendeur : ISD LLC, Bristol, CT, Etats-Unis
paperback. Etat : New. N° de réf. du vendeur 1624872
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