Intériorité suspecte, espace obscur du secret. Intériorité coupable, condamnée à la surveillance du religieux. Intériorité valorisée, aussi devant le vertige des apparences. Puis peu à peu le ciel et l'enfer vont s'intérioriser. À la Renaissance, on mesure l'ambivalence de l'intériorité. Mais on est en voie de lui laisser la parole. Et Montaigne disait « Il faut sonder jusqu'au-dedans. » (Essais II, i).
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Regroupement d'auteurs
Marie-Thérèse Jones-Davies, professeur émérite de littérature anglaise à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a consacré ses travaux à la littérature élisabéthaine. Elle a fondé la Société internationale de recherches interdisciplinaires sur la Renaissance (SIRIR). Nous lui devons notamment Victimes et rebelles : l'écrivain dans la société élisabéthaine (Paris, 1980) et Shakespeare, le théâtre du monde (Paris, 1987).
Intériorité suspecte, espace obscur du secret de l'homme habitué dès l'antiquité à se tourner vers l'extérieur pour trouver son équilibre. Intériorité coupable, condamnée à la plus haute surveillance dans le discours religieux, puis rachetée par l'extériorité de la grâce. Intériorité valorisée, aussi devant le vertige des apparences. L'intériorité est-elle vouée au silence ? À la Renaissance, on mesure l'ambivalence de l'intériorité. On est en voie d'assumer, de lui laisser la parole. L'iconographie, la poésie, l'essai, la scène tentent de dire l'intériorité, avec prudence, en ayant recours à des conventions encore contraignantes. Et Montaigne écrivait « Il faut sonder jusqu'au-dedans. » (Essais II, i).
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