« Falsifier la monnaie », réévaluer les valeurs : telle est la mission que l'oracle de Delphes aurait confiée à Diogène. Rapportée aux personnages du théâtre tragique, à Socrate ou encore à Antisthène, la subversion cynique permet de construire un concept de marginalité pour l'Antiquité grecque.
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Maxime Chapuis est professeur agrégé de philosophie au lycée Pasteur de São Paulo et docteur en philosophie de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent notamment sur le platonisme et le cynisme.
Suzanne Husson est maîtresse de conférences à Sorbonne Université. Spécialiste du cynisme et du premier stoïcisme, elle a notamment publié La République de Diogène.
Chantal Jaquet est professeure à l'université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur la philosophie moderne (Spinoza et Bacon), sur la philosophie du corps (l'odorat, l'art contemporain olfactif), et sur la philosophie sociale (les transclasses). Elle a publié de nombreux ouvrages, dont Spinoza à l'oeuvre et Philosophie du kôdô.
« Falsifier la monnaie », c'est-à-dire réévaluer les valeurs : telle est la mission que l'oracle de Delphes aurait confiée à Diogène de Sinope avant qu'il ne se fît philosophe. Rapportée aux personnages du théâtre tragique, à Socrate ou encore à Antisthène, la subversion cynique permet de construire, aux niveaux topologique, politique et éthique, un concept de marginalité pour l'Antiquité grecque. Miroir déformant et parfois grotesque de la cité, les figures retenues dessinent ainsi d'autres possibilités de vie et de pensée.
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