En écrivant Mes prisons après dix ans dans les geôles autrichiennes, Silvio Pellico réalise le roman auquel il n'a cessé de songer dès 1816 : le récit d'une épreuve où, pour ne pas succomber à la folie au sein de l'appareil carcéral, l'écrivain s'en est remis à la religion.
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Alain Montandon professeur émérite de littérature générale et comparée à l'université Clermont Auvergne, membre honoraire de l'Institut universitaire de France, est l'auteur de nombreux ouvrages. Parmi ses dernières publications : Dictionnaire du dandysme (Paris, 2016), Mélusine et Barbe-Bleue (Paris, 2018).
François Bouchard enseigne la littérature italienne des XIXe et XXe siècles à l'université de Tours. Il travaille sur les transferts culturels entre régions slovènes et pays de langues romanes, le conte de fées littéraire italien et le récit excentrique dans le roman italien. Il a traduit en français Pietro Verri, Carlo Bini, Vittorio Imbriani, Carlo Collodi, Massimo Bontempelli et Giuseppe Pontiggia.
En écrivant Mes prisons après dix années passées dans les geôles autrichiennes, Silvio Pellico réalise le grand roman auquel il n'a cessé de songer depuis 1816 : le récit d'une épreuve où, pour ne pas succomber à la folie, l'écrivain s'en est remis à une religion vécue comme discipline et armature mentales. Mais le succès européen de l'oeuvre dès 1832 scelle paradoxalement l'échec du dramaturge qui voit sa dernière tragédie, Corradino, huée à Turin en 1834 par ceux-là mêmes qui avaient espéré trouver dans Mes prisons le contenu politique que Pellico a systématiquement refoulé. Restent, au centre du récit, l'appareil carcéral et l'inhumaine compassion de ses rouages.
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