Variations en solitude majeure - Couverture rigide

Laban-Giuliani, Lisandru

 
9782490952502: Variations en solitude majeure

Synopsis

Non, je n'ai pas besoin de lithium. Je suis comme un, je vis soudé par l'adversité minière. Mes journées sont faites d'arts et de risques. Je dévore les superpositions du réel. J'ai inventé un corps nouveau. Je vis fauve. Je construis des châteaux et je les détruis en rafales de sable. Je siffle dans la nuit contre les impostures. Le jour, j'improvise des rires. Je vais composant à m'en griller les méninges. Je crée des désirs et mes désirs sont rois. Je cherche des trous absolus pour déposer ma fanfare. La cité muette est propice à mes jeux. Seule m'ennuie la mer impassible à mes pieds. Jadis elle me causait, jadis on s'y baladait gaiement. Mais ils ne voulaient pas nous laisser tant de place. Notre banquise les effrayait. Ils l'ont brûlée. Banquise, banquise, nous en avons une autre. Banquise d'histoire, de gestes, de chants, de siècles, de légendes et de langue. Cette banquise-là est si fermement arrimée que toute la poix du firmament ne saurait la calciner.

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À propos de l?auteur

Lisandru Laban-Giuliani est né à Ajaccio en 2001. Major de la promotion 2024 de Sciences Po Paris, il a enseigné en tant que chargé de conférence dans ce même établissement. En parallèle de son travail à l’Assemblée nationale, il milite dans plusieurs associations environnementales et anti-ma a en Corse. Il est le coauteur du livre Mongols paru aux éditions Les Belles Lettres en 2013. Ses projets et travaux académiques lui ont valu la mention spéciale du prix de la critique Books en 2019, puis le prix Max Lazard et le prix de la Fondation de la Vocation en 2020.

À propos de la quatrième de couverture

Non, je n’ai pas besoin de lithium. Je suis comme un, je vis soudé par l’adversité minière. Mes journées sont faites d’arts et de risques. Je dévore les superpositions du réel. J’ai inventé un corps nouveau. Je vis fauve. Je construis des châteaux et je les détruis en rafales de sable. Je siffle dans la nuit contre les impostures. Le jour, j’improvise des rires. Je vais composant à m’en griller les méninges. Je crée des désirs et mes désirs sont rois. Je cherche des trous absolus pour déposer ma fanfare. La cité muette est propice à mes jeux. Seule m’ennuie la mer impassible à mes pieds. Jadis elle me causait, jadis on s’y baladait gaiement. Mais ils ne voulaient pas nous laisser tant de place. Notre banquise les effrayait. Ils l’ont brûlée. Banquise, banquise, nous en avons une autre. Banquise d’histoire, de gestes, de chants, de siècles, de légendes et de langue. Cette banquise-là est si fermement arrimée que toute la poix du firmament ne saurait la calciner.

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