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Barabara - Couverture souple

Ryckmans, Pierre

 
9782507003838: Barabara

Synopsis

En swahili, barabara signifie " la route " mais aussi : " droit, exact, parfait ". C'est la route construite par l'homme blanc, qui passe à travers tout, en opposition au sentier, vivant, qui suit un parcours, serpente et s'adapte au terrain. Au-delà, Barabara, c'est l'image du projet du colonial ; " Je, ce n'est pas moi, écrit l'auteur. Tout colonial a eu son Barabara. Route, pont, poste nouveau, troupeau... Mon Barabara n'est que le symbole de tout ça ". Pierre Ryclanans a participé à la Première Guerre mondiale contre les armées allemandes d'Afrique, au Cameroun, au Burundi et au Tanganyika, avant d'être agent territorial puis résident en Urundi (aujourd'hui, Burundi) jusqu'en 1928. Les nouvelles de ce livre partent de cette expérience exceptionnelle. Elles ont principalement été écrites entre 1930 et 1935 et publiées en 1947. L'auteur, qui fut par la suite Gouverneur général du Congo belge et du Ruanda-Urundi de 1934 à 1946, livre par ces textes un éclairage d'époque étonnant sur la manière dont un Européen respectueux de la culture des Africains les perçoit et les côtoie.

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Extrait

Extrait de la préface de Jacques Vanderlinden, Professeur émérite des facultés de droit (Université libre de Bruxelles et Université de Moncton), Ancien président de la Commission d'Histoire de l'Académie royale des Sciences d'Outre-Mer de Belgique

À la rencontre de Pierre Ryckmans

1er juillet 1943. Je marche fièrement au son de la musique du Deuxième Groupement de la Force publique, essayant d'avoir l'allure la plus martiale possible au moment où j'effectue un «tête à droite» en passant devant le «cheval» de bronze, réplique de celui de la place du Trône à Bruxelles. Devant le monument, seul au premier plan, se tient un petit homme en uniforme immaculé coiffé du symbole de sa fonction, le casque surmonté de plumes de vautour blanches : le gouverneur général du Congo belge, Pierre Ryckmans, le Boula, comme l'appellent mes parents quand ils parlent de lui entre eux ou avec leurs amis.
Février 1985. Nous sommes quatre, assis dans le bow-window d'une vaste maison de l'avenue des Chênes à Uccle. La comtesse Ryckmans, sa fille Jeannine, qui lui tient compagnie depuis qu'elle est seule, et son fils Jean-Pierre, m'écoutent. Je leur demande l'accès aux documents qui me permettront de m'aventurer dans un essai biographique à la rencontre de Pierre Ryckmans décédé un quart de siècle plus tôt. C'est Jean-Pierre que j'ai contacté le premier; il m'appelle affectueusement Plomb depuis ce jour où, à Léopoldville, il m'a sorti opportunément d'une piscine dans laquelle j'avais entrepris de me noyer.

Présentation de l'éditeur

En swahili, barabara signifie «la route» mais aussi : «droit, exact, parfait». C'est la route construite par l'homme blanc, qui passe avers tout, en opposition au sentier, vivant, qui suit un parcours, serpente et s'adapte au terrain. Au-delà, Barabara, c'est âge du projet du colonial ; «Je, ce n'est pas moi, écrit l'auteur. Tout colonial a eu son Barabara. Route, pont, poste nouveau, peau... Mon Barabara n'est que le symbole de tout ça».

Pierre Ryckmans a participé à la Première Guerre mondiale contre les armées allemandes d'Afrique, au Cameroun, au Burundi et au Tanganyika, avant d'être agent territorial puis résident en Urundi (aujourd'hui, Burundi) jusqu'en 1928. Les nouvelles de ce livre partent de cette expérience exceptionnelle. Elles ont principalement été écrites entre 1930 et 1935 et publiées en 1947.

L'auteur, qui fut par la suite Gouverneur général du Congo belge et du Ruanda-Urundi de 1934 à 1946, livre par ces textes un éclairage d'époque étonnant sur la manière dont un Européen respectueux de la culture des Africains les perçoit et les côtoie.

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