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Guide pratique des décorations françaises actuelles - Couverture souple

Battini, Jean; Zaniewicki, Witold

 
9782702510308: Guide pratique des décorations françaises actuelles

Synopsis

Paru en 1998, la première édition du Guide pratique des décorations a connu un très important succès, tant au sein des administrations civiles et militaires et des associations que du grand public. Cette nouvelle édition totalement revue et complétée présente toutes les décorations françaises officielles actuelles y compris celles instituées ces dernières années. Deux nouvelles parties sont consacrées notamment aux médailles sans ruban, à l'ordre de port des décorations officielles françaises et â la discipline. Historique, bénéficiaires et conditions d'obtention, description complète, protocole de remise, particularités... Une information précise et parfaitement à jour destinée à tous. Une photographie couleur de chaque décoration complète cette nouvelle édition.

Les informations fournies dans la section « Synopsis » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

Extrait

ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D'HONNEUR

Lorsque le général Bonaparte, Premier Consul, crée le 29 floréal an X (19 mai 1802), «une» Légion d'Honneur, divisée en cohortes inscrites sur le territoire français, il s'inspire manifestement du modèle romain. Lorsqu'il y fait entrer pour récompenser les services et «les vertus» non seulement des militaires mais aussi des civils, il fait preuve d'originalité. Enfin lorsque, devenu Empereur le 18 mai 1804, il dote ses légionnaires d'insignes, il se démarque des décorations de l'Ancien Régime en remplaçant la croix par une étoile. Et si elle est suspendue à un ruban rouge (comme l'était l'Ordre de Saint-Louis), elle n'est donc plus réservée aux seuls militaires, et lorsque c'est le cas, les simples soldats y ont accès au même titre que les officiers.

Historique

La Révolution avait aboli tous les Ordres et décorations de l'Ancien Régime. Seul l'Ordre de Saint-Louis avait été préservé mais pour peu de temps sous l'appellation de Décoration Militaire, supprimée à son tour le 15 octobre 1792.
Pour récompenser les actes de bravoure, la Convention et ses généraux prirent l'habitude d'offrir des armes. Rentré d'Orient et ayant réussi le coup d'État qui devait amener à l'instauration du Consulat (Constitution de l'An VIII), Bonaparte institutionnalisa ce système en créant les «armes d'honneur», armes de grand luxe, gravées au nom du bénéficiaire et accompagnées d'un brevet. Tous les militaires ainsi distingués au combat, furent légionnaires de droit : le premier Annuaire de l'Ordre (1805) en mentionne 1799.

Le projet du Premier Consul de créer un Ordre, regroupant autour de lui une élite nouvelle qui représentait toutes les activités de la nation, fut mûri avec les deux autres Consuls, Lebrun et surtout Cambacérès. Il soulevait maintes réticences. Bonaparte intervint en personne au Conseil d'État où le vote fut favorable par seulement 14 voix contre 10. Lucien Bonaparte, rapporteur du projet au Tribunat, l'emporta de 56 voix contre 38, ayant demandé l'appel nominal. Le corps législatif n'eut que 116 suffrages favorables contre 110.

Enfin, la loi était votée et pouvait être mise en vigueur le lendemain, 30 floréal An X. Elle se référait à la Constitution de l'An VIII dont un article (l'article 87) concernait les récompenses militaires (et notamment les «armes d'honneur») et fixait l'objet du nouvel Ordre : il sera formé «une» Légion d'Honneur pour récompenser les militaires mais aussi «les services et vertus civils». Trait de génie de son créateur qui permit à l'Ordre de la Légion d'Honneur, malgré une naissance difficile, de traverser tous les régimes et de ne jamais être remis en cause. Une première promotion eut lieu le 24 septembre 1803.

Le 13 mai 1804, cinq jours avant l'avènement de l'Empire, le Grand Chancelier Bernard de la Ville, comte de Lacépède acquiert aux enchères publiques le Palais de Salm à Paris et en fait le coeur de l'Ordre.

Ce ne fut qu'après l'avènement de l'Empire que des signes extérieurs furent institués par décret du 22 messidor An XII (11 juillet 1804). Il n'y avait que deux classes : le petit aigle ou étoile d'argent des légionnaires ; l'aigle d'or ou étoile d'or des gradés (officiers, commandants, grands officiers). Les premières remises de décorations furent fastueuses. La première, dont un tableau de Debret, conservé au Musée de Versailles, garde le souvenir, eut lieu le 15 juillet 1804 en l'église des Invalides, à l'issue d'une messe célébrée par le légat du pape. Le Grand Chancelier appela les grands officiers qui vinrent prêter serment individuellement à l'Empereur. Il y avait des généraux, des prélats, des magistrats. Puis Napoléon prononça lui-même les paroles du serment en s'adressant aux autres membres qui répondirent «Je le jure». La seconde remise eut lieu le 16 août 1804 au Camp de Boulogne, où était stationnée la Grande Armée prête à débarquer en Angleterre ; elle fut uniquement militaire. Napoléon fit mettre les croix dans des armures et des casques anciens (dont ceux de Bayard et de Duguesclin).

Présentation de l'éditeur

Paru en 1998, la première édition du Guide pratique des décorations a connu un très important succès, tant au sein des administrations civiles et militaires et des associations que du grand public. Cette nouvelle édition totalement revue et complétée présente toutes les décorations françaises officielles actuelles y compris celles instituées ces dernières années. Deux nouvelles parties sont consacrées notamment aux médailles sans ruban, à l'ordre de port des décorations officielles françaises et â la discipline. Historique, bénéficiaires et conditions d'obtention, description complète, protocole de remise, particularités... Une information précise et parfaitement à jour destinée à tous. Une photographie couleur de chaque décoration complète cette nouvelle édition

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