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L'être et l'essence - Couverture souple

Gilson, Etienne

 
9782711602841: L'être et l'essence

Synopsis

C'est avec la publication de L'être et de l'essence (1948) que Gilson fit véritablement irruption dans le débat philosophique contemporain, contraignant beaucoup de ceux qui n'avaient jamais entendu parler de l'être autrement qu'à travers L'Etre et le Néant ou le premier chapitre de la Wissenschaft der Logik, à admettre que ce petit mot " être ", qu'une certaine tradition idéaliste avait vainement tenté de bannir du vocabulaire philosophique, abritait, sinon peut-être " le destin de l'Occident ", du moins le lieu d'une de ses plus anciennes et plus constantes querelles. Beaucoup se convainquirent alors, en lisant Gilson, que saint Thomas occupait dans ce débat, une place à tout le moins originale et importante, qu'il n'était plus permis d'ignorer, même et surtout si l'on voulait prendre parti dans la polémique que menait alors l'existentialisme contre l'essentialisme supposé de toute la tradition. Bref, indépendamment de ses vertus propres, ce livre, cette fois immédiatement reconnu comme un livre de philosophie alors qu'il était aussi un livre d'historien, eut à la fois le mérite et la chance de venir à son heure, de répondre à l'attente diffuse d'un public philosophique qui venait de " découvrir ", à travers Sartre et surtout Heidegger, l'importance et, pourrait-on dire, l'actualité persistante de la question : Qu'est ce que l'être ?

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À propos de la quatrième de couverture

« C’est avec la publication de l’être et l’essence (1948) que Gilson fit véritablement irruption dans le débat philosophique contemporain, contraignant beaucoup de ceux qui n’avaient jamais entendu parler de l’être autrement qu’à travers l’être et le néant ou le premier chapitre de Wissenschaft der Logik, à admettre que ce petit mot “être”, qu’une certaine tradition idéaliste avait vainement tenté de bannir du vocabulaire philosophique, abritait, sinon peut-être “le destin de l’Occident”, du moins le lieu d’une de ses plus anciennes et plus constantes querelles. Beaucoup se convainquirent alors, en lisant Gilson, que Saint Thomas occupait dans ce débat une place à tout le moins originale et importante, qu’il n’était plus permis d’ignorer, même et surtout si l’on voulait prendre parti dans la polémique que menait alors l’existentialisme contre l’essentialisme supposé de toute la tradition. »
Pierre Aubenque, Etienne Gilson et nous, p. 79.

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