3
Les informations fournies dans la section « Synopsis » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.
Faut-il, lorsque l'on traite de la parenté, abandonner à la psychologie tout ce qui touche au registre affectif ? Pour se convaincre du contraire, il suffit de se rappeler que les sentiments, même les plus spontanés, sont eux aussi générés socialement. Il s'agit alors d'étudier méthodiquement les principaux facteurs qui contribuent à modeler les rapports de parenté réels. C'est ce que tente ce livre, qui s'appuie sur une minutieuse enquête de terrain à Karpathos. Cette île grecque de la mer Egée connaissait encore tout récemment un système de parenté unique en Europe, caractérisé par l'existence de lignées féminines et masculines nettement séparées, entre lesquelles se répartissaient les enfants en fonction de l'origine de leurs prénoms. On ne peut comprendre la circulation de l'affection entre parents et enfants, et entre les enfants eux-mêmes, sans prendre en compte l'ensemble des rapports de force économiques et symboliques qui traversent les familles. Une société comme celle de Karpathos, où l'on tend à se sentir proche des homonymes des parents que l'on aime, offre une occasion privilégiée de vérifier les hypothèses de Sigmund Freud et Wilhelm Stekel sur l'existence de choix d'objet incestueux ayant pour support un prénom. Un traitement sociologique de ces hypothèses permet d'élaborer une nouvelle technique d'analyse qui, dans le même mouvement, fait accéder à la structuration des sentiments intra-familiaux et aux effets de celle-ci sur les choix matrimoniaux. Il devient alors possible de distinguer entre les caractéristiques les plus générales des échanges affectifs et celles qui sont le plus dépendantes des structures sociales et notamment du système de parenté concerné.
Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.
Vendeur : Seven Lamps Rare Books, Oxford, Royaume-Uni
Soft cover. Etat : Fine. Ownership inscription: Yes Dog-earing: None Foxing: None Page staining: None Annotations: Pencil marks Other damage: None Faut-il, lorsque l'on traite de la parenté, abandonner à la psychologie tout ce qui touche au registre affectif ? Pour se convaincre du contraire, il suffit de se rappeler que les sentiments, même les plus spontanés, sont eux aussi générés socialement. Il s'agit alors d'étudier méthodiquement les principaux facteurs qui contribuent à modeler les rapports de parenté réels. C'est ce que tente ce livre, qui s'appuie sur une minutieuse enquête de terrain à Karpathos. Cette île grecque de la mer Egée connaissait encore tout récemment un système de parenté unique en Europe, caractérisé par l'existence de lignées féminines et masculines nettement séparées, entre lesquelles se répartissaient les enfants en fonction de l'origine de leurs prénoms. On ne peut comprendre la circulation de l'affection entre parents et enfants, et entre les enfants eux-mêmes, sans prendre en compte l'ensemble des rapports de force économiques et symboliques qui traversent les familles. Une société comme celle de Karpathos, où l'on tend à se sentir proche des homonymes des parents que l'on aime, offre une occasion privilégiée de vérifier les hypothèses de Sigmund Freud et Wilhelm Stekel sur l'existence de choix d'objet incestueux ayant pour support un prénom. Un traitement sociologique de ces hypothèses permet d'élaborer une nouvelle technique d'analyse qui, dans le même mouvement, fait accéder à la structuration des sentiments intra-familiaux et aux effets de celle-ci sur les choix matrimoniaux. Il devient alors possible de distinguer entre les caractéristiques les plus générales des échanges affectifs et celles qui sont le plus dépendantes des structures sociales et notamment du système de parenté concerné. N° de réf. du vendeur ABE-1787698274284
Quantité disponible : 1 disponible(s)