- Une présentation rapide du système fortifié construit par l’occupant sur le rivage de la France, pendant la seconde guerre mondiale - Construit par l’organisation Todt entre 1942 et 1944, le mur de l’Atlantique est un système côtier fortifié (environ 10 000 bunkers et 300 batteries d’artillerie) long de 5 000 km, des Pays-Bas à la frontière espagnole. - Le livre passe en revue les principales fortifications côtières édifiées entre la frontière belge et l’Espagne. Les ouvrages en béton les plus importants font l’objet d’une illustration.
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En juin 1944, il y avait sur le Mur de l'Atlantique, entre Dunkerque et Hendaye, environ trois cents batteries d'artillerie, totalisant plus d'un millier de canons dont certains de très gros calibre. Ces pièces d'artillerie dont la majorité était d'origine française étaient disposées en bordure du rivage, sur des plateformes, dans des abris en béton ou placées en tourelles comme sur un navire de guerre. Mélangeant images d'archives et images d'aujourd'hui, l'ouvrage passe en revue les principales installations édifiées par l'armée allemande sur le littoral français de La Panne à Hendaye, destinées à empêcher une flotte de surface de s'approcher des côtes. Malgré quelques installations spectaculaires comme les batteries à longue portée tirant sur les côtes anglaises à partir du Pas-de-Calais, la force de frappe lointaine du Mur de l'Atlantique a singulièrement manqué d'efficacité, le 6 juin, en baie de Seine, face aux canons de la flotte de guerre alliée.
Né à Cherbourg, auteur d'une thèse de doctorat d'État en histoire sur le Mur de l'Atlantique, Rémy Desquesnes est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques dont Le mur de l'Atlantique et Normandie 44 aux Éditions Ouest-France.
Il habite dans le Calvados, près de Caen et travaille en collaboration avec le Mémorial de Caen.
Introduction
À défaut d'une marine de guerre capable d'établir avec ses navires un solide barrage au large de la Festung Europa (forteresse Europe), la défense lointaine des côtes de l'Europe occupée, à la veille du débarquement allié de juin 1944, était assurée par un chapelet de 700 batteries d'artillerie déployées sur les côtes du nord de la Norvège à la frontière espagnole. Sur ces 700 positions, 400 étaient situées sur le littoral du front Ouest (Pays-Bas, Belgique, France). Ce n'est pas la totalité de ce secteur côtier qui est prise en compte dans le travail qui suit, mais seulement la portion française de littoral s'étendant de la frontière belge à l'Espagne. Sur ce front de mer que les marins appellent le Ponant, on dénombrait, en juin 1944, environ 300 batteries d'artillerie côtière, ce qui représentait un peu plus de 1 000 canons, en majorité des pièces d'un calibre moyen. Pour la mise en place de leur système défensif, les Allemands, en plus des canons trouvés sur la ligne Maginot, allaient grandement bénéficier des nombreuses installations côtières édifiées au cours des siècles par la Marine, forts, bastions, redoutes et emplacements d'artillerie qu'au début du XIXe siècle, Napoléon, dans une lettre au duc de Feltre, ministre de la Guerre, estimait à «906 batteries, composées de 3 648 bouches à feu employant 13 000 canonniers et garde-côtes».
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