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Contes des vies rusées - Couverture souple

Zaïmi, Nordine

 
9782738434951: Contes des vies rusées

Synopsis

Je vis surgir au loin, au bord de l'escalier qui mène aux jardins des Tuileries, une vieille connaissance : d'un pas hésitant, elle venait à ma rencontre. Comme les nombreux passants qui peuplaient la promenade me forçaient à ralentir mon allure, je pus un moment admirer sa démarche. Jetant un oeil à gauche, un oeil à droite, il paraissait incapable de tenir sa route. Le spectacle somptueux du soleil illuminant l'immense horloge d'Orsay semblait le laisser indifférent. En revanche, il épiait avec une notoire indiscrétion les petits événements qui pouvaient agrémenter son chemin. Il avait sous son bras une canne qui ne lui servait à rien, un gentil bibi sur le coin de l'oreille et des lunettes en écaille. Sa veste pour le moins singulière, à motifs écossais, jurait avec un pantalon de tweed qui tombait sur des chaussures à talon haut, que l'on ne fait plus de nos jours, sinon pour les dames. Je n'aurais pu affirmer qu'il avait du fond de teint sur le visage, mais, au fur et à mesure qu'il s'approchait, j'avais de fortes présomptions. Son accoutrement laissait présager le pire.

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À propos de l'auteur

Nordine Zaïmi est né en 1963 d Alger et décédé du sida en 1991 à Paris. Après des études et une maîtrise de lettres classiques à l'Ecole Normale Supérieure, il a entrepris un doctorat intitulé Poétique de l'immigration dans la littérature maghrébine de langue française, tout en enseignant à Amherst (USA) puis d l'université de Paris-Nord Villetaneuse. Au cours de sa maladie, entre 1989 et 1991, il a eu le temps d'achever deux romans, Contes des vies rusées et Le tombeau de la folle.

À propos de la quatrième de couverture

Je vis surgir au loin, au bord de l'escalier qui mène aux jardins des Tuileries, une vieille connaissance : d'un pas hésitant, elle venait à ma rencontre. Comme les nombreux passants qui peuplaient la promenade me forçaient à ralentir mon allure, je pus un moment admirer sa démarche. Jetant un oeil à gauche, un oeil à droite, il paraissait incapable de tenir sa route. Le spectacle somptueux du soleil illuminant l'immense horloge d'Orsay semblait le laisser indifférent. En revanche, il épiait avec une notoire indiscrétion les petits événements qui pouvaient agrémenter son chemin. Il avait sous son bras une canne qui ne lui servait à rien, un gentil bibi sur le coin de l'oreille et des lunettes en écaille. Sa veste pour le moins singulière, à motifs écossais, jurait avec un pantalon de tweed qui tombait sur des chaussures à talon haut, que l'on ne fait plus de nos jours, sinon pour les dames. Je n'aurais pu affirmer qu'il avait du fond de teint sur le visage, mais, au fur et à mesure qu'il s'approchait, j'avais de fortes présomptions. Son accoutrement laissait présager le pire.

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