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Le Chat botté - Couverture souple

Perrault, Charles; Desailly, Thierry

 
9782743418540: Le Chat botté

Présentation de l'éditeur

À la mort de son père, un jeune homme se retrouve seul au monde. Sans argent ni maison, il s'en va par les chemins avec son chat. Oui mais voilà, ce n'est pas n'importe quel chat !...

Un conte malin qui aide à grandir, proposé ici dans la version originale de Charles Perrault, et visuellement revisité par les illustrations puissantes, vives et très contemporaines de Raphaël Gauthey.

Un classique de la littérature enfantine proposé dans une édition de grande qualité. Le texte de Charles Perrault est présenté ici dans sa version originale et intégrale qui fonctionne de manière tout à fait dynamique et actuelle. Les illustrations puissantes, drôles et résolument contemporaines de Raphaël Gauthey renforcent la modernité du projet.

Sans argent ni maison, un jeune homme se retrouve seul sur le chemin de la vie... Enfin seul, pas tout à fait : il possède un chat. C'est là son unique ami et compagnon d'infortune, piètre consolation... Mais ce chat n'est pas n'importe quel chat, loin de là... C'est un chat très intelligent, plein de malice et d'astuce et qui va, jour après jour, transformer le destin de son maître.

Raphaël Gauthey

Raphaël Gauthey travaille régulièrement pour l'édition jeunesse. Chez Milan, il est l'illustrateur des séries Les Sentinelles du temps et Oliver Nocturne.

Extrait

Un meunier ne laissa pour tous biens à trois enfants qu'il avait que son moulin, son âne et son chat. Les partages furent bientôt faits : ni le notaire ni le procureur n'y furent point appelés, ils auraient eu bientôt mangé tout le pauvre patrimoine. L'aîné eut le moulin, le second eut l'âne, et le plus jeune n'eut que le chat. Ce dernier ne pouvait se consoler d'avoir un si pauvre lot :
«Mes frères, disait-il, pourront gagner leur vie honnêtement en se mettant ensemble ; pour moi, lorsque j'aurai mangé mon chat et que je me serai fait un manchon de sa peau, il faudra que je meure de faim.»
Le chat, qui entendait ce discours mais qui n'en fit pas semblant, lui dit d'un air posé et sérieux :
«Ne vous affligez point, mon maître ; vous n'avez qu'à me donner un sac et me faire faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n'êtes pas si mal partagé que vous croyez.»
Quoique le maître du chat ne fît pas grand fond là-dessus, il lui avait vu faire tant de tours de souplesse pour prendre des rats et des souris - comme quand il se pendait par les pieds ou qu'il se cachait dans la farine pour faire le mort - qu'il ne désespéra pas d'en être secouru dans sa misère.

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