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Instruments des ténèbres - Couverture souple

Huston Nancy

 
9782760917378: Instruments des ténèbres

Synopsis

Huston Nancy. 1996. 10x19. 1996. Broché avec sa jaquette. 416 pages.

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Revue de presse

Instruments des ténèbres, qui a reçu le prix Inter en 1997, mêle deux époques, deux personnalités différentes mais dont les destins se ressemblent étrangement. On suit alternativement Nadia, une romancière américaine contemporaine et Barbe, une orpheline née au XVIIIème siècle et séparée de son frère jumeau. Les deux jeunes femmes trouvent l'une dans l'autre le miroir de leurs souffrances, de leurs errances. Nancy Huston explore à travers ce récit le mal de vivre, elle crée une communication entre ces deux êtres que tout sépare mais qui vivent les mêmes douleurs. Ce roman mêle intimement deux histoires singulières dans une suite de chapitres bien menés. Pourtant, il y a un hic. Si la plongée dans l'univers médiéval est réussie, le style convaincant, on finit par être énervé par un côté prétentieux. La romancière en appelle toujours à son " daimon ", le diable qui l'inspire. Dans une espèce de relation de dépendance à la manière de Faust, elle cherche la libération. Et ces apartés fréquents donnent l'impression d'être plaqués sur le texte. Non que la problématique soit inintéressante, mais les effets de dialogue avec ce mauvais génie de l'écriture semblent un peu forcés. On n'est pas envoûté.--Chloé S.-- -- Urbuz.com

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Écoutez, tendez l'oreille. Vous entendrez une de ces variations sur le même thème (celui de la quête de soi) que Nancy Huston affectionne. La première voix serait celle, plaintive et langoureuse, d'une de ces violes galbées du XVIIIe siècle. Elle raconte l'histoire des jumeaux orphelins, Barbe et Barnabé. Le duo, vibrant d'amour l'un pour l'autre, tâche de survivre dans le Berry miséreux de cette même époque. L'autre voix serait interprétée par quelque flûte vénitienne, au son aigre et obstiné. Elle est celle de la narratrice qui, régulièrement, interrompt l'écriture de son carnet intime pour poursuivre celle de son roman, l'histoire de Barbe et de son frère. Son tempo, très contemporain, donne un ton étrange à l'ensemble. Le tout est une sonate infiniment émouvante. L'auteur y explore les fonds ténébreux de ces souvenirs "au formol" qui l'empêchent de naître.

Le Cantique des plaines et La Virevolte avaient déjà révélé le talent de Nancy Huston. Cette partition pour deux instruments qui s'harmonisent dans la révélation finale de la "résurrection", en est la brillante confirmation. --Laure Anciel

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