«Il convient de commencer par la fin : je voulais une maison. Je voulais une maison pour qu'elle m'avale, je me souviens avoir pensé : j'aimerais tant être nulle part. Être nulle, annulée.
Une maison, si possible au bord de la mer, comme antidote à l'étroitesse d'horizon.
Je n'eus pas à chercher. Je marchais sur un sentier de la côte, le 15 avril dernier, quand je lus "En vente" sur une pancarte rouillée. Je me sentis soudain fatiguée et je rebroussai chemin. Ma fatigue, je le sais maintenant, était de celles ressenties parfois lorsqu'un appel tant attendu nous est finalement adressé.»
La maison des temps rompus est le lieu concocté par ce qui, chez l'héroïne de ce roman, demeure capable de vision, de guérison et d'espoir. Au fil des pages, elle se peuplera de souvenirs et s'effacera au profit d'autres histoires, réelles ou fantasmées, prêtant voix à des femmes qui, chacune à sa façon, rêvent et s'entraident, désespèrent et persévèrent, aiment et attendent...
Pascale Quiviger est née en 1969 à Montréal. Son premier roman, Le Cercle parfait, a reçu le Prix du Gouverneur général au Canada en 2004. Elle vit aujourd'hui au Royaume-Uni.
LE DEDANS DU DEHORS
Ma maison est aussi proche de la mer qu'une maison peut l'être avant de devenir un bateau. Aussi proche de la mer que l'est un bateau lorsqu'il échoue à être un bateau, et je veux dire par là : lorsqu'il échoue tout court.
D'ici, je domine parfois le paysage, parfois je ne vois rien. Dans ma vie intérieure, ce dedans du dehors, je n'existe qu'impalpable.
Je vais écrire.
Quand on se retrouve prisonnière d'un aussi vaste horizon, quand la berge se défile et que la plage parcourue de long en large n'aboutit plus qu'à une seule maison, toujours la même, avec sa fenêtre unique, immense, son oeil de naufragée, il ne reste plus qu'à déposer devant soi, d'une manière ou d'une autre, le noeud qui nous étrangle. On ne peut plus faire semblant.
Pendant longtemps, je ne fus jamais seule ou, du moins, je ne croyais pas l'être. Nous étions deux. Nous étions deux depuis la naissance et pour l'éternité. Deux à la manière des enfants, faite d'une sorte de croyance en des choses qui ne meurent pas. Prenons deux cordes, de celles qui tiennent les navires amarrés, deux fortes tresses de lin, mouillées, serrées, et faisons un noeud entre elles, de ceux que seuls les marins peuvent défaire : à l'endroit du noeud, les cordes se confondent - c'est là que nous vivions.
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Vendeur : Ammareal, Morangis, France
Softcover. Etat : Très bon. Ammareal reverse jusqu'à 15% du prix net de cet article à des organisations caritatives. ENGLISH DESCRIPTION Book Condition: Used, Very good. Ammareal gives back up to 15% of this item's net price to charity organizations. N° de réf. du vendeur E-245-640
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Paperback. Etat : Very Good. Texte français. Couverture souple. État d'usage: comme neuf. « Ma maison est aussi proche de la mer qu'une maison peut l'être avant de devenir un bateau. »Par un lumineux jour de printemps, une jeune femme trouve la maison de ses rêves. Entourée d'un petit jardin luxuriant d'une effarante beauté, la maison regarde la mer de son unique fenêtre semblable à un oil écarquillé. Elle décide d'y emménager. Mais comment se fait-il que le paysage se transforme et que ses proches n'arrivent pas à trouver le sentier qui y mène ? Dans sa solitude, la jeune femme se remémore une histoire d'amitié intense unissant deux êtres aux noms de lumière : Lucie et Claire. Entremêlant la vie quotidienne à l'imaginaire, elle dessine toute une galerie de visages de femmes : mère, fille, sour, aide, confidente. Chacune est reliée aux autres par des liens complexes. Chacune est une incarnation singulière des raisons que nous avons de désespérer et de combattre, d'aimer et de rêver, d'accueillir et de porter secours.Écrit tout en demi-teintes et dans une prose hautement poétique qui n'est pas sans rappeler celle d'Anne Hébert, ce roman présente une histoire forte sur l'amitié, l'amour inconditionnel, la résilience et le pardon, la reconstruction d'un cour et d'une âme après le deuil. Un roman riche, qui nous réconcilie avec la vie. Book. N° de réf. du vendeur 129219
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Paperback. Etat : Very Good. Etat de la jaquette : Very Good. Texte français. Couverture souple. État d'usage: comme neuf. Ma maison est aussi proche de la mer qu?une maison peut l?être avant de devenir un bateau. » Par un lumineux jour de printemps, une jeune femme trouve la maison de ses rêves. Entourée d?un petit jardin luxuriant d?une effarante beauté, la maison regarde la mer de son unique fenêtre semblable à un ?il écarquillé. Elle décide d?y emménager. Mais comment se fait-il que le paysage se transforme et que ses proches n?arrivent pas à trouver le sentier qui y mène ? Dans sa solitude, la jeune femme se remémore une histoire d?amitié intense unissant deux êtres aux noms de lumière : Lucie et Claire. Entremêlant la vie quotidienne à l?imaginaire, elle dessine toute une galerie de visages de femmes : mère, fille, s?ur, aide, confidente. Chacune est reliée aux autres par des liens complexes. Chacune est une incarnation singulière des raisons que nous avons de désespérer et de combattre, d?aimer et de rêver, d?accueillir et de porter secours. Book. N° de réf. du vendeur 129201
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Paperback. Etat : Very Good. Etat de la jaquette : Very Good. Texte francais, couverture souple. État d'usage: très bon etat. 237 pages. Marke de crayon feutre sur page de garde avant. Ma maison est aussi proche de la mer qu'une maison peut l'être avant de devenir un bateau. Aussi proche de la mer que l'est un bateau lorsqu'il échoue à être un bateau, et je veux dire par là : lorsqu'il échoue tout court. D'ici, je domine parfois le paysage, parfois je ne vois rien. Dans ma vie intérieure, ce dedans du dehors, je n'existe qu'impalpable. Je vais écrire. Quand on se retrouve prisonnière d'un aussi vaste horizon, quand la berge se défile et que la plage parcourue de long en large n'aboutit plus qu'à une seule maison, toujours la même, avec sa fenêtre unique, immense, son oeil de naufragée, il ne reste plus qu'à déposer devant soi, d'une manière ou d'une autre, le noeud qui nous étrangle. On ne peut plus faire semblant. Pendant longtemps, je ne fus jamais seule ou, du moins, je ne croyais pas l'être. Nous étions deux. Nous étions deux depuis la naissance et pour l'éternité. Deux à la manière des enfants, faite d'une sorte de croyance en des choses qui ne meurent pas. Prenons deux cordes, de celles qui tiennent les navires amarrés, deux fortes tresses de lin, mouillées, serrées, et faisons un noeud entre elles, de ceux que seuls les marins peuvent défaire : à l'endroit du noeud, les cordes se confondent - c'est là que nous vivions. Book. N° de réf. du vendeur 139938
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Vendeur : ChouetteCoop, Kervignac, France
Etat : Used: Good. Occasion - Bon Etat - Taché - La maison des temps rompus (2008) - Grand Format. N° de réf. du vendeur 4266451
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