« Depuis des années, j’entends qu’il faut se méfier des idées simples, du rêve, du bonheur, car le réel est complexe (aucune idée ne peut y être un chemin sûr), opaque (aucun rêve ne peut l’éclairer ou l’élargir) et fatal (aucun bonheur ne peut résister à la mort). Il est difficile de s’opposer à cette prudence lorsqu’on sait à quelles aberrations religieuses, sociales et politiques s’expose quiconque entreprend de changer la vie et le monde sans accepter ses limites. Si on oublie que nous ne savons rien et que nous sommes mortels, la vie et la culture qui s’en fait l’écho ne manquent jamais de nous le rappeler : je sais que je ne sais pas, le mieux est l’ennemi du bien, l’homme est un loup pour l’homme, etc. Si en écrivant ce livre j’ai été amené à prendre le contre-pied de cette sagesse, c’est que j’ai essayé d’obéir à cette idée simple, énoncée par Hermann Broch, que le premier devoir de l’intellectuel, dans l’exercice de son métier, est de porter assistance à autrui. »Y. R.
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Vendeur : La Bouquinerie à Dédé, Gatineau, QC, Canada
Couverture souple. Etat : Bonne Condition. Couverture légèrement usée. Intérieur propre. Envoi soigné. N° de réf. du vendeur 012817
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Paperback. Etat : Very Good. Texte francais, couverture souple. État d'usage: comme neuf. Finaliste pour le Prix du Gouverneur général 2010 catégorie études et essais.À l'entrée de son livre, Yvon Rivard inscrit cette phrase de Camus : « J'ai toujours pensé que l'art n''était rien si finalement il ne faisait pas de bien, s'il n'aidait pas. » Aider, porter assistance à autrui, se soucier de la réalité de l'être et du bonheur des hommes, telles sont aujourd'hui, à ses yeux, la vocation ultime et l'unique justification de l'art, de la littérature, de la pensée.C'est autour de cette préoccupation éminemment actuelle, celle de la responsabilité morale ou « éthique » de l'activité intellectuelle, que s'organisent les douze essais réunis ici, essais qui, tout à la fois, racontent une histoire, poursuivent un combat et défendent un idéal. Cet idéal qui traverse tout le livre se ramène à cette idée simple, à cette évidence : la littérature, l'art, la pensée ne sont pas un jeu, mais notre seule chance, peut-être, d'échapper à la frivolité et au poids du destin, de transformer le monde en une patrie commune et d'affronter sereinement la mort ; mais cela ne peut se réaliser, paradoxalement, que si l'artiste ou le penseur accepte en quelque sorte d'ordonner, voire d'immoler son art ou sa pensée au « souci de l'autre », c'est-à-dire à l'écoute et à la consolation de sa souffrance.Pour appuyer et illustrer cette entreprise de ré-enchantement, de re-spiritualisation ou de simple ré-humanisation du travail intellectuel et créateur, Yvon Rivard nous offre de magnifiques lectures de quelques-uns des auteurs qui l''ont à la fois ébloui et guidé dans sa quête, de Rilke à Vadeboncoeur, de Gabrielle Roy à Hubert Aquin, de Peter Handke à Virginia Woolf, de Jean Bédard à Bernard Emond. N° de réf. du vendeur 140224
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