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La Terre sans mal - Couverture rigide

Lepage; Sibran

 
9782800128023: La Terre sans mal

Synopsis

Février 1939. Eliane Goldschmidt, jeune linguiste française, débarque au Paraguay pour achever son étude de la langue guarani. Chez les Indiens Mbyas, elle découvre un peuple apathique, résigné, comme s'il avait décidé de se laisser mourir. Mais un matin le village est en effervescence, les femmes se lacèrent le corps, les maracas s'allument. Ces comportements étranges ont-ils un lien direct avec la venue prochaine du Karaï, l'Homme-Dieu ? Et la Terre sans Mal, ce mythique paradis de la légende indienne, existe-t-elle vraiment ? Guayakis belliqueux, missionnaires jésuites, cathédrales oubliées, paysages changeants pour une traversée de l'Amérique du Sud d'est en ouest, La Terre sans Mal est le récit fabuleux d'un voyage magique, tragique parfois, fascinant toujours.

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Biographie de l'auteur

Né le 29 septembre 1966 à Saint-Brieuc, Emmanuel Lepage est un des nombreux "élèves" bretons de Jean-Claude Fournier.
A l'âge de 13 ans, il bénéficie des conseils du père de "Bizu" et travaille ferme pour développer son talent réaliste.
Le quotidien "Ouest-France" accueille ses illustrations en 1983 et il publie son premier album à compte d'auteur, La Fin du monde aura-t-elle lieu ?.
Créateur du fanzine "Volapuk", il voit deux albums des "Aventures de Kelvinn" publiées par les éditions Ouest-France avant qu'il entame le siège des grands éditeurs internationaux de bandes dessinées.
Le Lombard accueille en 1990 les deux volumes de L'Envoyé, scénarisés par Georges Pernin d'après le roman d'Huguette Carrière dans la collection "Signe de Piste". Avec des textes de Dieter, il présente ensuite la série "Névé" chez Glénat, qui obtiendra le Prix Ballon Rouge au festival de Saint-Malo en 1992.
En entrant dans la prestigieuse collection "Aire Libre" avec la scénariste Anne Sibran, il obtient la consécration que mérite son graphisme élégant et un remarquable don de coloriste créateur d'atmosphères.
Initialement prévu pour les éditions Casterman, La Terre sans mal reconstitue avec une remarquable authenticité la vie des Indiens d'Amazonie, telle que perçue par une ethnologue française au moment où la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe.

Après des études d'ethnologie à l'université de Paris X à Nanterre, Anne Sibran se tourne vers l'écriture avec un roman (Bleu Figuier chez Grasset) et la bande dessinée.
Son scénario du Quartier évanoui pour Tronchet, chez Glénat en 1994, traite du thème de personnes âgées expropriées de leur quartier et qui luttent malgré tout.
C'est une thématique assez semblable, mais nettement plus exotique, qu'elle va développer pour Emmanuel Lepage dans La Terre sans mal pour la prestigieuse collection "Aire Libre" des éditions Dupuis en 1999.
Une jeune ethnologue française y assiste à la migration des indiens Guaranis chassés de leurs terres et partant chercher leur propre paradis de légende au coeur de l'Amazonie sauvage.

Revue de presse

Certains albums de BD nous sont d'emblée sympathiques. C'est le cas de La terre sans mal, récit ethnologique, politique et onirique. Eliane Goldschmidt retourne pour la troisième fois, en 1939, étudier la tribu des indiens Mbyas. Mais lorsque le dernier Karaï décide d'emmener son peuple vers la Terre sans mal, Eliane, surnommée Napagnouma " La femme blanche qui fait pleurer son bâton ", menace de craquer. Elle ignore alors que la guerre ravage l'Europe.
Le plus souvent, les cases se cantonnent dans la stricte délimitation de la planche, mais jouent de leur format pour souligner ou accentuer les émotions. Cependant, de temps en temps, un paysage envahit l'intégralité de la page, laissant ainsi les cases suspendues comme des nacelles, bribes rêveuses dans un univers brumeux, instants tragiques où les personnages menacent d'être engloutis par les racines gigantesques des arbres... Chaque page tournée donne naissance à une association de couleurs qui conserve l'empreinte des pages précédentes tout en jouant sur le symbolisme d'une nouvelle tonalité. L'ensemble évoque l'univers de Loisel, en nettement plus édulcoré et adouci. L'histoire s'adapte parfaitement aux jeux du dessinateur. Scénario et images trouvent ensemble leur complicité et leur complémentarité sans jamais " s'autonomiser " suffisamment pour que le lecteur lise mais ne regarde pas, ou regarde mais ne lise pas. --Sylvaine Jeminet-- -- Urbuz.com

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