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Ne les crois pas - Couverture souple

Sebastian Fitzek

 
9782809802306: Ne les crois pas

Synopsis

Ne les crois pas

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Présentation de l'éditeur

Jan May, 35 ans, psychologue berlinois en vogue, est au téléphone avec Leoni, sa fiancée. La liaison est mauvaise, hachée. Toutefois, il l'entend dire : «Ne les crois pas. Quoi qu'ils te disent, ne les crois pas...» Alors qu'il vient à peine de raccrocher, quelqu'un sonne à sa porte. Un policier. Qui lui annonce la mort accidentelle de Leoni, une heure plus tôt...

Huit mois ont passé. Ira Samin, une psychologue de la police, alcoolique et dépressive depuis le suicide de sa fille aînée, a décidé d'en finir. Mais, alors qu'elle s'apprête à passer à l'acte, un de ses collègues vient la chercher pour l'emmener dans une station de radio. Un forcené s'est retranché dans un studio et menace d'abattre un à un ses otages si les auditeurs appelés au hasard ne prononcent pas la bonne formule.

Ira, dont c'est la spécialité, sera chargée de mener les négociations. Bien vite, elle comprend que le forcené, Jan, a tenté ce coup de folie pour retrouver Leoni, qu'il refuse de croire morte. Et il est vrai que, malgré l'évidence, certains de ses arguments sont troublants...
Elle ignore que la disparition de la jeune femme a été orchestrée au sommet de l'État...

Extrait

Le destin mêle les cartes, nous jouons.
ARTHUR SCHOPENHAUER

Extrait du prologue

Il était très précisément 18 h 49 lorsqu'il reçut l'appel qui devait anéantir sa vie. Lorsqu'on le questionna par la suite, tout le monde s'étonna qu'il ait gardé l'heure exacte en mémoire : la police, son incapable d'avocat, et même les deux agents des services secrets, ces hommes en noir qui avaient probablement caché la cocaïne dans sa voiture. Tous lui demandèrent pourquoi il se souvenait de ce détail, insignifiant eu égard à ce qui devait advenir. La réponse était simple. Peu après le début de la communication, il s'était mis à fixer l'horloge clignotante de son répondeur. C'était toujours ce qu'il faisait lorsqu'il devait se concentrer. Ses yeux cherchaient un point où se poser. Une salissure sur la vitre, un pli dans la nappe, ou encore l'aiguille d'une pendule. Il avait besoin de ce point d'ancrage. Tel un bateau solidement amarré au port, son esprit retrouvait alors le calme nécessaire pour bien réfléchir. Du temps où il était encore psychologue, lorsqu'il écoutait des patients se confier à lui dans son cabinet, son regard se fixait toujours sur une petite déformation dans la veinure de la porte en bois massif. Selon les variations de la lumière, qui pénétrait dans la pièce par des vitres teintées, on aurait dit une étoile, un visage d'enfant ou encore une silhouette nue tracée d'une main frivole.

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