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Vésinet (Le) - Tome II - Couverture souple

Courbis, Michèle

 
9782813805522: Vésinet (Le) - Tome II

Synopsis

Le Vésinet n'a longtemps été qu'une forêt malfamée pour devenir un lieu de promenade pas toujours romantique puisque ce fut un endroit souvent choisi par les duellistes. Il fallut attendre 1852 pour que Le Vésinet commence à se construire et 1875 pour qu'il devienne une commune, probablement l'une des plus jeunes de France. Ancien professeur d'histoire et de géographie, Michèle Courbis a abandonné l'évocation des faits historiques majeurs pour étudier le petit monde où elle vit depuis 1960, à travers les documents qu'elle collectionne, avec une préférence pour l'image sous toutes ses formes : cartes postales, photos… Si, dans un ouvrage précédent, elle s'était efforcée de montrer comment les Vésigondins vivaient dans la première moitié du XXe siècle, elle a choisi cette fois de mettre en évidence la diversité de leurs activités durant la même période.

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Extrait

Extrait de l'avant-propos

C'est avec un grand plaisir que je continue cette promenade au Vésinet à travers les images du passé, complétant ainsi l'ouvrage publié en décembre 2010. Commune récente, ne datant que de 1875, cette localité mérite cependant que ses multiples aspects, entre sa fondation et 1950, soient présentés plus complètement. Précédemment, il s'agissait de montrer la diversité de la vie au Vésinet, modes de transports, distractions, sports, fêtes, commerces... Cette fois, c'est la variété du territoire, des activités, qui est mise en vedette.
Si Le Vésinet se veut avant tout une cité-jardin où l'aspect vert prévaut, il n'empêche qu'au sein de ce parc, de multiples activités soient présentes, bien que le règlement d'Alphonse Pallu ait été très strict là-dessus. Propriétaire des terrains par l'intermédiaire de sa société, Alphonse Pallu avait conçu Le Vésinet comme une «colonie» bien particulière. Inspiré par la création du bois de Boulogne, il voulait que son oeuvre soit «une forêt habitée», non pas une vraie campagne, comme celles, à l'époque, de Croissy ou de Montesson, mais un ensemble de jardins d'agrément ouverts sur des coulées de verdure. Esprit pratique, il avait compris que des zones plus urbaines, à caractère commercial ou artisanal, devaient être étroitement localisées en divers points de la commune ; sinon, indispensables, elles essaimeraient sur tout le territoire, ruinant l'aspect esthétique de l'ensemble. Aussi avait-il établi des périmètres étroitement limités où pouvaient s'installer commerces et artisanats, où pouvaient se construire des immeubles, mais où étaient proscrites toutes activités industrielles. Déjà, il redoutait la pollution en cette fin de XIXe siècle où l'essor de l'industrie était inéluctable. La seule activité tolérée partout était celle des horticulteurs, mais qui disparut avec l'augmentation du prix des terrains à construire et leur raréfaction, d'autant plus que la densité des bâtiments était, elle aussi, réglementée.
Le «Village», c'est-à-dire le centre, regroupait les principaux commerces et artisanats, comme on l'a vu dans le premier tome, et le rond-point de la République, là où avait commencé la vente des lots de terrain, était une deuxième zone où pouvaient se développer des activités diverses et s'élever des habitations collectives. Mais aussi bien sur les confins du «Village», que sur les confins de la commune, d'autres régions d'activités s'étaient développées. Le quartier des Charmettes, comme celui de la Princesse à proximité de l'Asile, formaient deux ensembles excentrés, développés plus tardivement que le centre et le rond-point. Le quartier des Charmettes, dans les années 1920, revendiquait d'ailleurs une indépendance de fantaisie, comme on l'a vu dans le premier tome, en se donnant un maire, un garde champêtre et une reine ! En bordure du territoire communal, des usines s'étaient installées, dont l'adresse était bien au Vésinet, mais les bâtiments sur les communes voisines.
Les habitations du Vésinet sont de tailles diverses et cela va du «palais» (le «Palais Rose») à la modeste maisonnette, mais elles sont toutes entourées de jardins, où les enfants pouvaient s'ébattre, aussi bien que dans les coulées vertes, sortes de parcs non clos sur lesquels s'ouvraient les jardins des propriétés les mieux situées, et parcourus par des rivières artificielles, qui, du lac Supérieur, où se trouve le château d'eau, au lac Inférieur en passant par le lac des Ibis et le lac de Croissy, rejetaient l'eau à la Seine. Cascades, gués, dalles, tous construits de main d'homme, jalonnent le parcours de ces rivières qui permettent le cheminement d'un lac à l'autre, soit en bordure de route, soit en suivant des chemins étroits à l'allure presque agreste.

Présentation de l'éditeur

Le Vésinet na longtemps été quune forêt malfamée pour devenir un lieu de promenade pas toujours romantique puisque ce fut un endroit souvent choisi par les duellistes. Il fallut attendre 1852 pour que Le Vésinet commence à se construire et 1875 pour quil devienne une commune, probablement lune des plus jeunes de France. Ancien professeur dhistoire et de géographie, Michèle Courbis a abandonné lévocation des faits historiques majeurs pour étudier le petit monde où elle vit depuis 1960, à travers les documents quelle collectionne, avec une préférence pour limage sous toutes ses formes : cartes postales, photos Si, dans un ouvrage précédent, elle sétait efforcée de montrer comment les Vésigondins vivaient dans la première moitié du XXe siècle, elle a choisi cette fois de mettre en évidence la diversité de leurs activités durant la même période.

Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.