Le livre – [4e de couverture] :
« La Maison de la culture n’est pas une fin en soi. Le but véritable, c’est l’accès de la population à la musique, aux arts plastiques, au théâtre ou aux joies littéraires. C’est l’insertion dans notre monde moderne et sa compréhension, c’est le développement de tout ce qui rend plus homme ».
Association de gestion de la Maison de la culture et de la jeunesse de Firminy, rapport moral (année 1968).
Édifiés par Le Corbusier entre 1961 et 1965, la Maison de la culture de Firminy s’insère, avec l’église Saint-Pierre et le stade voisins, dans le « centre de re-création du corps et de l’esprit » dessiné par l’archtecte à la demande du maire de la ville, Eugène Claudius-Petit. Classé « monument historique » en 1984, ce bâtiment rectangulaire de cent douze mètres de long, avec sa toiture de béton reposant sur des câbles, fait depuis 2010 l’objet d’une importante restauration. Tout à la fois monographie historique et architecturale, chronique du chantier et guide de visiste, le présent ouvrage, par le texte et l’image, invite à découvrir ce chef-d’œuvre du patrimoine du XXe siècle.
Préface :
En faisant appel, dès 1955, à Le Corbusier, alors au sommet de sa gloire internationale, Eugène Claudius-Petit, ce fils de cheminot devenu ministre de la Reconstruction dans l'immédiat après-guerre, s'apprêtait à faire à la ville dont il était le maire le plus précieux des legs. Sous son impulsion, « Firminy la noire » était en passe de devenir « Firminy-Vert », en même temps que l'un des hauts lieux de l'architecture du XXe siècle, admiré à ce titre dans le monde entier. La Maison de la culture, seul bâtiment que l'architecte put voir presque terminé avant son décès, est l'incarnation de ce succès, sanctionné dès 1984 par la reconnaissance d'un classement parmi les monuments historiques, en attendant, peut-être, que l'UNESCO consacre à son tour l’œuvre du grand architecte, au sein de laquelle cet édifice tient une place majeure.
Firminy est aussi célèbre dans la vie culturelle de notre nation pour être un des rares sites où s'est incarnée en un seul lieu une double vision de la culture, la « Maison des jeunes » voulue par Claudius-Petit s'intégrant progressivement, en cours de chantier, au grand programme malrucien des « Maisons de la culture ». À ce titre, elle a bénéficié de subsides de l’État dès sa construction ; et c'est tout naturellement que l’État en a, cinquante ans plus tard, accompagné la restauration.
En 2009, favorisé par la politique du Plan de relance, un grand chantier s'est ouvert, sous la maîtrise d'ouvrage de la Ville, la maîtrise d’œuvre de l'architecte en chef des monuments historiques Jean-François Grange-Chavanis et le contrôle scientifique et technique de la DRAC Rhône-Alpes. L’État a cofinancé cette vaste entreprise, fidèle à son engagement historique aux côtés de ce monument majeur, emblématique d'un patrimoine rhônalpin qu'il faut entretenir et faire vivre, car il est notre bien commu
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Un engagement historique et constant
JEAN-FRANÇOIS CARENCO
PRÉFET DE LA RÉGION RHÔNE-ALPES, PRÉFET DU RHÔNE
En faisant appel, dès 1955, à Le Corbusier, alors au sommet de sa gloire internationale, Eugène Claudius-Petit, ce fils de cheminot devenu ministre de la Reconstruction dans l'immédiat après-guerre, s'apprêtait à faire à la ville dont il était le maire le plus précieux des legs. Sous son impulsion, «Firminy-la-Noire» était en passe de devenir «Firminy-Vert», en même temps que l'un des hauts lieux de l'architecture du XXe siècle, admiré à ce titre dans le monde entier. La Maison de la culture, seul bâtiment que l'architecte put voir presque terminé avant son décès, est l'incarnation de ce succès, sanctionné dès 1984 par la reconnaissance d'un classement parmi les monuments historiques, en attendant, peut-être, que l'UNESCO consacre à son tour l'oeuvre du grand architecte, au sein de laquelle cet édifice tient une place majeure.
Firminy est aussi célèbre dans la vie culturelle de notre nation pour être un des rares sites où s'est incarnée en un seul lieu une double vision de la culture, la «Maison des jeunes» voulue par Claudius-Petit s'intégrant progressivement, en cours de chantier, au grand programme malrucien des «Maisons de la culture». A ce titre, elle a bénéficié de subsides de l'État dès sa construction ; et c'est tout naturellement que l'État en a, cinquante ans plus tard, accompagné la restauration.
Un double pari
MARC PETIT
MAIRE DE FIRMINY, CONSEILLER GÉNÉRAL DE LA LOIRE, PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION DES SITES LE CORBUSIER
En procédant entre 2009 et 2013 à la restauration de la Maison de la culture érigée par Le Corbusier, la Ville de Firminy a voulu, avec la Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes et la Fondation Le Corbusier, réussir un double pari :
° respecter cette oeuvre, à la fois dans son audace technologique et son objet social ;
° assurer à cet équipement sa nécessaire adaptabilité à l'évolution de la réglementation et lui garantir sa pérennité, pour que la Maison de la culture reste un lieu de création et de diffusion culturelle à l'échelle régionale, répondant aussi aux attentes de la population.
Ce travail n'a pu être mené à bien que par l'implication d'une maîtrise d'oeuvre exigeante et passionnée autour de l'architecte en chef des monuments historiques, Jean-François Grange-Chavanis, et le concours financier de l'État, de la Région Rhône-Alpes, du Département de la Loire, de Saint-Etienne Métropole et, bien entendu, de la Ville de Firminy.
La Maison de la culture constitue, avec le stade municipal, l'église Saint-Pierre de Firminy-Vert et l'Unité d'habitation, le plus grand ensemble corbuséen d'Europe. Ici s'expriment pleinement les principes constructifs audacieux de l'architecte au service d'une vision universelle et profondément humaniste.
A Firminy, Le Corbusier s'est en effet attaché à rendre possible la plénitude de l'être humain, dans son logis, pour répondre à l'ensemble de ses besoins culturels, corporels ou philosophiques. Ce magnifique projet vit à Firminy et la volonté de notre équipe municipale est de lui permettre de perdurer.
Pour cela, il était nécessaire d'en assurer la conservation et d'inscrire celle-ci durablement dans la hardiesse de son projet initial. Ce travail devra être poursuivi dans les toutes prochaines années pour que le stade municipal soit, lui aussi, rénové. Ainsi, le «centre de re-création du corps et de l'esprit», totalement remis en valeur, pourra satisfaire pleinement la population et les visiteurs... des visiteurs que, j'espère, vous viendrez rejoindre après la lecture de cet ouvrage rédigé avec précision et érudition par Gilles Ragot.
Merci aux équipes de la Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes d'avoir voulu raconter cette histoire, histoire qui ne peut que se poursuivre, car le bonheur des hommes, quelles qu'en soient les vicissitudes, ne saurait attendre.
Édifiée par Le Corbusier entre 1961 et 1965, la Maison de la culture de Firminy s'insère, avec l'église Saint-Pierre et le stade voisins, dans le «centre de re-création du corps et de l'esprit» dessiné par l'architecte à la demande du maire de la ville, Eugène Claudius-Petit. Classé «monument historique» en 1984, ce bâtiment rectangulaire de cent douze mètres de long, avec sa toiture de bêton reposant sur des câbles, fait depuis 2010 l'objet d'une importante restauration. Tout à la fois monographie historique et architecturale, chronique du chantier et guide de visite, le présent ouvrage, par le texte et l'image, invite à découvrir ce chef-d'oeuvre du patrimoine du XXe siècle.
«La Maison de la culture n'est pas une fin en soi. Le but véritable, c'est l'accès de la population à la musique, aux arts plastiques, au théâtre ou aux foies littéraires. C'est l'insertion dans notre monde moderne et sa compréhension, c'est le développement de tout ce qui rend plus homme».
Les auteurs :
Gilles Ragot, professeur à l'école nationale supérieure d'architecture et du paysage de Bordeaux, Sophie Omère, conservatrice des Monuments Historiques (DRAC Rhône-Alpes), Jean-Marie Refflé, photographe (DRAC Rhône-Alpes), Franck Sénant, ingénieur du patrimoine (DRAC Rhône-Alpes) et Michel Kneubühler, chargé d'enseignement (Université Lumière-Lyon 2).
Préfaces de Jean-François Carenco, Préfet de la Région Rhône-Alpes, Préfet du Rhône, et de Marc Petit, Maire de Firminy, conseiller général de la Loire, Président de l'association des sites Le Corbusier.
Direction scientifique : Gilles Soubigou.
Coordination éditoriale : Jean-Pierre Commun et Michel Kneubühler.
Ouvrage édité avec le concours du ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Rhône-Alpes).
Découvrir le premier volume consacré à L'abbaye d'Ambronay
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