Extrait de l'avant-propos :
L'Alsace, une région «éternellement de droite» ?
La chute n'est pas l'échec. L'échec, c'est de rester là où l'on est tombé.
Socrate
L'idée de ce livre me trottait dans la tête depuis mars 2001, quand la défaite de la gauche à Strasbourg a marqué la fin d'une longue période de ma vie, tout entière consacrée à la gestion de la Ville et de la Communauté Urbaine de Strasbourg.
De nombreux signes avant-coureurs avaient certes jalonné dès 1999 le parcours de l'équipe municipale à l'issue de ce deuxième mandat, mais nous ne voulions pas les voir et, dès lors, le résultat du 18 mars 2001 est apparu à beaucoup comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Rétrospectivement, force est tout de même de constater que l'événement était largement prévisible, tant étaient fortes les tensions à l'intérieur de la majorité municipale d'alors. Et il faut ajouter à cela le reflux global de la gauche au niveau national, masqué partiellement par les victoires de Bertrand Delanoë à Paris et de Gérard Collomb à Lyon.
Mais ce livre n'aurait sans doute pas vu le jour si un autre événement, en sens contraire, ne s'était produit en mars 2004. Je veux parler de la «vague rose» qui a déferlé sur l'Hexagone à l'occasion des élections régionales avec une puissance telle que seules l'Alsace et, pour d'autres raisons, la Corse, y ont résisté.
On se souvient qu'au lendemain de ces élections, un grand quotidien national, connu pour le sérieux de ses analyses, se demandait si l'Alsace était une «terre éternellement de droite».
Il est vrai que, de toutes les régions, l'Alsace était la seule à avoir refusé l'alternance en faveur de la gauche, le Conseil Régional d'Alsace gardant la majorité conservatrice qui était la sienne depuis l'instauration de l'élection au suffrage universel, en 1986. Si la Corse est restée l'autre région que la droite a conservée, les électeurs n'en avaient pas moins voté dans un sens contraire ; la victoire de la droite était due uniquement à d'obscures tractations de couloir postérieures au vote.
Sénateur du Bas-Rhin depuis 2004, Roland Ries a été Maire de Strasbourg de 1997 à 2000. Fidélité aux valeurs de la gauche et refus de toute approche dogmatique caractérisent son engagement, au coeur des réalités d'une Alsace à laquelle il est profondément attaché. Roland Ries a toujours affirmé avec force la nécessité de prendre en compte et de défendre les spécificités d'une région marquée par une histoire mouvementée. Né à Niederlauterbach à la fin du dernier conflit mondial, agrégé de Lettres Modernes, Roland Ries enseigna à Sélestat puis à Strasbourg avant de se consacrer entièrement à sa Ville à partir de 1989. Chargé alors notamment du dossier sur les déplacements à Strasbourg, il géra la réalisation des deux premières lignes du Tram. Il ne nous livre pas ici un programme d'une quelconque campagne électorale, mais une réflexion sur les relations de l'Alsace avec la gauche, basée sur l'Histoire. Homme de consensus certes, mais aussi de convictions, il trace un chemin d'espoir vers une social-démocratie pragmatique et innovante, capable de répondre aux aspirations des Alsaciens.
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Etat : fine. couverture souple, moyen format , très bon état. . 2103490 - L'ALSACE ET LA GAUCHE, Roland, Ries, Verger, 2007. N° de réf. du vendeur 2103490
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