Romachov, jeune sous-lieutenant d'un régiment en garnison dans une ville de province, rêve d'une haute carrière mais se heurte aux violences de la vie quotidienne au sein de l'armée et à la vie provinciale dont la médiocrité l'écoeure. Il ne trouve de lumière que dans son amour encore platonique pour Chourotchka, la femme d'un autre officier. Publié en 1905, peu après la fin de la guerre russo-japonaise, ce roman flamboyant et passionné qui valut la célébrité à son auteur, lui-même ancien officier, fut perçu comme une critique sévère de l'armée russe et de sa décomposition.
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Alexandre Kouprine naît à Narovchat en septembre 1870 au sein d’une ancienne famille noble qui s’est appauvrie au cours du XIXe siècle. Il entre au pensionnat dès l’âge de 6 ans et finit son éducation par dix années d’études dans les écoles militaires de Moscou. En 1894, il quitte l’armée il a alors 24 ans. Kouprine cherche sa voie et s’essaye à de nombreux métiers. Il sera ainsi journaliste pour la presse locale, médecin, chasseur, pêcheur, etc. Il collabore une courte période avec Maxime Gorki pour la maison d’édition Littératures du Monde. Opposé au nouveau régime il quitte ensuite la Russie en 1919 et s’installe alors en France. Il vécu essentiellement à Paris les 17 années suivantes. Kouprine décéda au printemps 1938 à Saint-Pétersbourg (Léningrad) où se trouve sa tombe. Ses expériences très diverses nourrissent son travail d’écriture. Si sa première nouvelle, Le Dernier Début, fut publiée en 1889, Kouprine doit attendre la fin des années 1890 pour connaître les premiers succès avec sa nouvelle Moloch (1996) et surtout son roman Le Duel (1905). Le Bracelet de grenats, sorti en 1910, figure également parmi ses oeuvres notables. Apprécié à la fois du grand public et du milieu intellectuel, ses qualités littéraires sont reconnues par des figures incontournables telles que Anton Tchekhov, Maxime Gorki, Léonide Andreiev et Ivan Bounine. Tolstoï dira notamment qu’il est le véritable successeur de Tchekhov.
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