L'homme qui part voyage seul. Qu'il monte dans un train ou un avion, ou même dans un corbillard. Parfois, comme dans une de ces nouvelles, il use de moyens de transport plus étranges. Et il arrive que cela ne soit que virtuel. Bien sûr, il est des voyages plus tragiques que d'autres. De plus désespérés. Mais humour et fraternité montrent toujours un sourire discret, même si, chaque fois, l'histoire et la vie s'achèvent en même temps. De Léon, pour qui ses amis se sont donné tant de peine, en pleine canicule, jusqu'à Fernand, parti retrouver un amour de jeunesse en récitant des vers de Walt Whitman, on croise dans ces récits aussi bien un ancien cambrioleur qu'un marathonien déchu, un joueur d'orgue de Barbarie qu'un mécanicien détestant les voitures. Dans ces nouvelles, le voyage est toujours un " aller " vers l'inconnu, vers des rêves souvent impossibles ou inachevés. Et il n'est pas toujours nécessaire d'aller loin. Voyager, c'est d'abord partir. Souvent, ici, sans retour. Un aller simple.
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L'homme qui part voyage seul.
Qu'il monte dans un train ou un avion, ou même dans un corbillard. Parfois, comme dans une de ces nouvelles, il use de moyens de transport plus étranges. Et il arrive que cela ne soit que virtuel.
Bien sûr, il est des voyages plus tragiques que d'autres. De plus désespérés. Mais humour et fraternité montrent toujours un sourire discret, même si, chaque fois, l'histoire et la vie s'achèvent en même temps.
De Léon, pour qui ses amis se sont donné tant de peine, en pleine canicule, jusqu'à Fernand, parti retrouver un amour de jeunesse en récitant des vers de Walt Whitman, on croise dans ces récits aussi bien un ancien cambrioleur qu'un marathonien déchu, un joueur d'orgue de Barbarie qu'un mécanicien détestant les voitures.
Dans ces nouvelles, le voyage est toujours un «aller» vers l'inconnu, vers des rêves souvent impossibles ou inachevés.
Et il n'est pas toujours nécessaire d'aller loin. Voyager, c'est d'abord partir.
Souvent, ici, sans retour. Un aller simple.
«Parfois, la nuit, je guette, au loin,
le passage lumineux des trains.»
Tu es montée dans ce wagon. C'est un de ces soirs de crachin et de vent. Entre les rafales d'ouest, les staccatos des boggies ferraillent vers des villes endormies. Tu as jeté en hâte quelques vêtements dans la valise. La gare est vide, glaciale. Tu demandes un billet. Sur le quai, tu me tends les mains. Le grondement du train brise la nuit.
Un enfant rieur court au devant d'une silhouette lente et noire. Le vent siffle sous les portes de la gare.
La rame disparaît dans cette courbe, vers le nord. De nouveau, tu pars pour d'improbables bonheurs. Je suis revenu lentement, vers la solitude.
Parfois, la nuit, je guette, au loin, le passage lumineux des trains.
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Vendeur : ChouetteCoop, Kervignac, France
Etat : Used: Good. Occasion - Bon Etat - Aller simple (2010) - Grand Format. N° de réf. du vendeur 3717545
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