Pakkal T1 : les Larmes de Zipacna (Prix Sp Cial) - Couverture souple

ROUSSY MAXIME

 
9782849640708: Pakkal T1 : les Larmes de Zipacna (Prix Sp Cial)

Synopsis

Le jour de ses douze ans, Pakkal, prince maya, découvre l'existence du Monde inférieur. Les maîtres de ce lieu sinistre sont deux frères, dieux de la guerre et de la mort. Armés d'un mystérieux feu bleu, impossible à éteindre, ils s'apprêtent à mettre la main sur le Monde intermédiaire où vivent Pakkal et les siens. Pour défendre son royaume, le prince n'a d'autres armes que le courage, la ruse et l'amitié du scribe Zak'Pil et de Laya, la fille du marchand de jade.

Pakkal, personnage inspiré du grand prince maya qui vécut au VIIe siècle de notre ère, entraîne le lecteur dans une suite d'aventures fantastiques au coeur d'une civilisation fascinante.

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Ces trois derniers jours, Chac, le dieu de la Pluie, avait été généreux avec les agriculteurs de Palenque : il avait plu nuit et jour, sans relâche. Pour bien faire sentir sa présence, Chac avait frappé sur le ciel avec son marteau, ce qui avait provoqué de tonitruants coups de tonnerre et d'éblouissants éclairs.
Lorsqu'il pleuvait abondamment, on pouvait entendre, provenant de la forêt tropicale qui ceinturait Palenque, les étranges bruits que faisaient les singes hurleurs, comme si ce temps maussade les rendait joyeux. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle cette vaste et touffue étendue d'arbres portait le nom de Forêt rieuse.
Les nobles de la ville avaient rapporté à Zine'Kwan, le grand prêtre, qu'il y avait des plaintes dans les champs. Le dieu du Soleil, Kinich Ahau, avec ses puissants rayons, était en train de ruiner la récolte de maïs. Les agriculteurs étaient d'avis qu'il devait laisser sa place quelque temps à Chac, du moins assez longtemps pour permettre à la terre de boire tout son soûl, mais pas trop pour ne pas faire rouiller les feuilles.
Zine'Kwan s'était donc entretenu avec dame Zac-Kuk, reine de Palenque, pour qu'elle lui accorde la permission d'effectuer un sacrifice afin d'attirer les faveurs de Chac, dieu de la Pluie, et pour implorer Kinich Ahau, dieu du Soleil, de lui céder sa place, le temps de nourrir les champs. Elle avait donné son aval et les dieux du Monde supérieur avaient entendu son appel à l'aide. Les agriculteurs jubilaient.
Ce matin-là, il n'y avait pas trace d'un nuage dans le ciel, et Kinich Ahau brillait. Sur les feuilles des arbres de la Forêt rieuse, il y avait encore quelques gouttelettes de pluie qui devenaient multicolores lorsqu'un rayon de soleil passait au travers. Les sifflements des insectes indiquaient que la journée allait être radieuse.
Soudain, un cri perçant vint briser cette quiétude matinale. Cela provenait de la plus grosse hutte de Palenque, située un peu en retrait du centre de la ville, là où il y avait les constructions de pierre. Cette maison au toit de paille appartenait à la famille royale.
Les cris se poursuivaient :
- Pakkal ! Pakkal ! Enlève cette araignée de mon lit ! Enlève-la immédiatement !
Dame Kanal-Ikal était juchée sur un tabouret, le visage crispé par le dégoût.
Pakkal entra dans la pièce. Dès qu'il vit sa grand-mère sur son perchoir, il ne put s'empêcher de s'esclaffer.
- Ne ris pas comme ça, petit effronté ! s'exclama-t-elle. Tu sais bien que j'ai une peur bleue des araignées.

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