Articles liés à Titien

Titien - Couverture rigide

Collectif

 
9782867460586: Titien

Synopsis

432 pp. Ouvrage publié à l occasion de l exposition qui a eu lieu à Venise au Palazzo Ducale et à Washington à la National Gallery.

Les informations fournies dans la section « Synopsis » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.

Quatrième de couverture

Des premiers temps d'apprentissage dans l'atelier de Jacopo puis de Giovanni Bellini, suivis d'une collaboration empreinte de rivalité avec Giorgione, jusqu'au rigoureux et, pourrait-on dire, implacable développement qui le mènera à ses derniers travaux, Titien, au cours de sept décennies de règne sur le milieu artistique vénitien, ne cessa d'être considéré comme cet homme «divin et sans égal dans l'art de la peinture» que vantait Lodovico Dolce, cité par John Pope-Hennessy. Un parcours qui semble une irrésistible accélération vers l'angoisse assumée et le drame.Dans ce bouillonnement d'expériences en apparence parfois contradictoires que reflètent d'innombrables œuvres, Titien, au fil des ans, apparaît comme l'un de ces génies incarnant le plus parfaitement leur époque pour se projeter au-delà. Il y parviendra en ignorant les préceptes énoncés par les Toscans, c'est-à-dire en renonçant aux certitudes intellectuelles du dessin, pour tout miser sur la couleur, qui fut le véritable sujet de l'école vénitienne. Une expérience de la couleur qui, chez lui, sera avant tout celle de la lumière. C'est ce parcours exceptionnel que John Pope-Hennessy (1913-1994) évoque dans des notes rédigées en 1991, en vue d'une conférence qui fut l'une des dernières interventions de ce brillant historien de l'art.

Amazon.fr

Il y a à la National Gallery de Londres deux portraits placés presque côte à côte, simplement séparés par une porte. D'une part le portrait d'une jeune femme, la Schiavona, réalisée vers 1508 et d'autre part celui d'une Vierge à l'enfant, daté de 1570. Le premier est âpre, brossé avec quelques défauts et facilités, dégageant néanmoins une impression d'énergie physique, loin de toute idéalisation. Le deuxième est tout en délicatesse et légèreté, avec un pinceau courant librement sur une robe couleur lilas et rouge vif pour se confondre avec la chair du modèle. Entre ces années, soixante années d'exercice, soixante années de peinture dans l'existence du Titien (1473/1480 ?-1576), l'un des plus grands maîtres de la peinture vénitienne à la Renaissance. Un maître qui a laissé une oeuvre prodigieuse et dense, partagée entre les scènes bibliques, mythologiques, les portraits des grands de son monde (de Charles Quint à l'Arétin) et de quelques anonymes, comme en témoigne cette imposante monographie, préfacée par un texte inédit d'André Chastel. Si chaque oeuvre est commentée (par Filippo Pedrocco, conservateur à la Ca' Rezzonico à Venise), elles sont surtout exceptionnellement bien reproduites. Ce n'est pas le moindre intérêt, au regard des oeuvres du Titien, marquées par la poésie, la grâce, le triomphe chromatique, une irrationalité de la couleur. --Céline Darner

Les informations fournies dans la section « A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre.