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La révolution culturelle du capital - Le capitalisme cybernétique dans la société globale de l'information - Couverture souple

Ouellet, Maxime

 
9782897192907: La révolution culturelle du capital - Le capitalisme cybernétique dans la société globale de l'information

Synopsis

Titre du roman dystopique de George Orwell, 1984 constitue une année charnière dans les mutations du capitalisme : on assiste aux premières déréglementations du secteur des télécommunications aux Etats-Unis qui marquent le passage à une « société globale de l'information », caractérisée par un capitalisme cybernétique. Cette même année, Apple lance son tout premier ordinateur Macintosh sous le slogan : « Il était temps qu'un capitaliste fasse une révolution. » Décryptant ces mutations, Maxime Ouellet démontre qu'à l'ère des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC), le capital instaure une révolution culturelle permanente. D'un monde encore régulé normativement par la culture et se reproduisant au moyen d'institutions politiques, la globalisation capitaliste marque le passage à une nouvelle ère où la communication cybernétique s'érige en tant qu'instance suprême de régulation de la pratique sociale où toutes les normes et valeurs sont remplacées par la seule loi de la valeur marchande. Une véritable révolution culturelle est ainsi en voie de réaliser le fantasme de tous les régimes totalitaires antérieurs, soit la production d'un « Homme nouveau ». Or, la théorie critique actuelle peine à saisir les réelles implications de ces nouvelles dynamiques capitalistes. Selon l'auteur, les discours tant technophiles que technophobes portant sur les TIC doivent être dialectisés afin de ne plus faire l'impasse sur la nature profonde de ces transformations, qui relèvent en fait de l'économie politique. Autrement dit, il faut chercher à concilier critique de l'économie politique et critique de la culture, et remettre les abstractions réelles (marchandise, valeur, capital, travail) au cœur de toute critique du capitalisme. En ce sens, La révolution culturelle du capital aide à penser les conditions nécessaires à l'élaboration d'un après-capitalisme.

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À propos de l'auteur

Maxime Ouellet est professeur à l’École des médias de l’UQAM. Il a coécrit et dirigé, avec Eric Martin, Université inc. "Des mythes sur la hausse des frais de scolarité" et "L’économie du savoir" (Lux, 2011) ainsi que "La tyrannie de la valeur. Débats pour le renouvellement de la théorie critique" (Écosociété, 2014).

À propos de la quatrième de couverture

Titre du roman dystopique de George Orwell, 1984 constitue une année charnière, tant d’un point de vue factuel que symbolique, dans les mutations du capitalisme : on assiste aux premières déréglementations du secteur des télécommunications aux Etats-Unis qui marquent le passage à une « société globale de l’information », caractérisée par un capitalisme cybernétique. Cette même année, Apple lance son tout premier ordinateur Macintosh sous le slogan : « Il était temps qu’un capitaliste fasse une révolution. »

Décryptant ces mutations, Maxime Ouellet démontre qu’à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC), le capital instaure une révolution culturelle permanente. D’un monde encore régulé normativement par la culture et se reproduisant au moyen d’institutions politiques, la globalisation capitaliste marque le passage à une nouvelle ère où la communication cybernétique s’érige en tant qu’instance suprême de régulation de la pratique sociale où toutes les normes et valeurs sont remplacées par la seule loi de la valeur marchande. Une véritable révolution culturelle est ainsi en voie de réaliser le fantasme de tous les régimes totalitaires antérieurs, soit la production d’un « Homme nouveau ».

Or, la théorie critique actuelle peine à saisir les réelles implications de ces nouvelles dynamiques capitalistes. Selon l’auteur, les discours tant technophiles que technophobes portant sur les TIC doivent être dialectisés afin de ne plus faire l’impasse sur la nature profonde de ces transformations, qui relèvent en fait de l’économie politique. Autrement dit, il faut chercher à concilier critique de l’économie politique et critique de la culture, et remettre les abstractions réelles (marchandise, valeur, capital, travail) au cœur de toute critique du capitalisme. En ce sens, La révolution culturelle du capital aide à penser les conditions nécessaires à l’élaboration d’un après-capitalisme.

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