Jusqu'à aujourd'hui, on s'est surtout attaché à compter le public des arts de la rue, notamment celui des festivals. 70 000 spectateurs à Sotteville-lès-Rouen, 100 000 à Chalon-sur-Saône, 200 000 à Aurillac, 250 000 à Angers... Le succès de fréquentation des arts de la rue n'est plus à démontrer et tous, élus, artistes, programmateurs, spectateurs et contribuables pour-raient s'en satisfaire... Le colloque qui s'est tenu à Sotteville-lès-Rouen en novembre 2005 à l'initiative de la ville et de l'Atelier 231 a permis de procéder à un véritable état des lieux. Etat des lieux de l'expérience acquise au cours des trente dernières années par les professionnels et acteurs impliqués dans la mise en œuvre des festivals et des spectacles. Etat des lieux de la recherche autour de ces nouvelles formes d'art et de pratiques de l'art. Cet ouvrage raconte le public plutôt qu'il ne le compte ! Les diverses contributions éclairent la relation entretenue par les artistes, les programmateurs et les élus avec les publics, population ou spectateurs. En plaçant ainsi le public au centre de la réflexion, La relation au public dans les arts de la rue questionne les finalités de l'acte artistique et de la politique culturelle.
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Extrait de la préface de Yves Deschamps, Ancien inspecteur général du théâtre, président du comité de pilotage du Temps des arts de la rue :
La fin du XXe siècle a été marquée par l'émergence puis par la reconnaissance progressive des différents courants artistiques qui tissent ce que l'on qualifie, faute de mieux peut-être, d'«arts de la rue». Les appellations génériques ont d'ailleurs varié au fur et à mesure que ces formes novatrices se développaient.
Aujourd'hui, les arts de la rue» croisent et métissent, théâtre, cirque, danse, marionnettes, théâtre d'objets, musique et arts plastiques. Ils sont devenus dans la diversité de leurs propositions et dans la générosité de leur démarche, une discipline à part entière. Et comme toutes les disciplines liées au secteur du spectacle vivant, les arts de la rue ont besoin de public.
Numériquement le leur est nombreux. Très nombreux. Cependant, nous connaissons encore assez mal la diversité de sa composition. Et cela malgré les excellentes investigations et études partielles qui ont pu être conduites jusqu'ici 2.
Dans le cadre du Temps des arts de la rue les différents travaux d'enquête, d'étude et d'analyse qui sont annoncés devraient remédier à cette lacune.
En outre, les diverses contributions de ce colloque de Sotteville-lès-Rouen ont constitué une avancée incontestable pour une meilleure appréhension des multiples aspects que revêt la relation singulière que les arts de la rue entretiennent et développent avec leurs publics.
Il reste que les arts de la rue sont, eux aussi, confrontés à la difficulté que constitue le caractère éphémère de la rencontre. Pour cette raison, ils ont, comme les arts de la scène, besoin de passeurs» qui inscrivent l'action artistique dans la durée, afin d'élargir et de fidéliser de nouveaux publics.
Jusqu'à aujourd'hui, on s'est surtout attaché à compter le public des arts de la rue, notamment celui des festivals. 70 000 spectateurs à Sotteville-lès-Rouen, 100.000 à Chalon-sur-Saône, 200 000 à Aurillac, 250.000 à Angers... Le succès de fréquentation des arts de la rue n'est plus à démontrer et tous, élus, artistes, programmateurs, spectateurs et contribuables pourraient s'en satisfaire...
Le colloque qui s'est tenu à Sotteville-lès-Rouen en novembre 2005 à l'initiative de la ville et de l'Atelier 231 a permis de procéder à un véritable état des lieux.
État des lieux de l'expérience acquise au cours des trente dernières années par les professionnels et acteurs impliqués dans la mise en oeuvre des festivals et des spectacles.
État des lieux de la recherche autour de ces nouvelles formes d'art et de pratiques de l'art.
Cet ouvrage raconte le public plutôt qu'il ne le compte ! Les diverses contributions éclairent la relation entretenue par les artistes, les programmateurs et les élus avec les publics, population ou spectateurs. En plaçant ainsi le public au centre de la réflexion, La relation au public dans les arts de la rue questionne les finalités de l'acte artistique et de la politique culturelle.
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