Deuxième recueil de nouvelles d'André Hodeir après Si seulement la vie (dont le titre emprunte au Woody Allen d'Annie Hall), Le Rire de Swann propose, dans la même veine - drolatique, jubilatoire -, douze " pièces faciles " très subtilement ouvragées autour de, avec, en hommage à la musique. Douze concentrés d'humour où les musiciens - compositeurs, instrumentistes classiques ou jazzmen, ou encore de simples mélomanes ou amateurs, tous placés par l'imagination de l'auteur d'Anna Livia Plurabelle et des Mondes du jazz dans des situations le plus souvent cocasses, à tout le moins délicates (tout contre la musique... et quelquefois en défaut d'elle), se voient gratifiés du regard malicieux, acéré, acide un peu, affectueux à la fin d'un compositeur-écrivain pour qui il faut, selon les bonnes sagesses, parler légèrement des choses graves et gravement des choses légères. Ainsi, et en son cœur multiple, et irradiant, et pour son importance définitive : de la musique. Elle que l'on reprend ; pas à qui l'on revient : avec qui l'intimité ne se défait pas ; elle dont on ordonne le ballet d'ombres, dans l'émotion constante, constamment renouvelée de sa puissance - mais celle aussi qu'elle soit en si large part devenue, par la mauvaise grâce du monde administré, un art en perdition.
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Deuxième recueil de nouvelles d'André Hodeir après Si seulement la vie (dont le titre emprunte au Woody Allen d'Annie Hall), Le Rire de Swann propose, dans la même veine - drolatique, jubilatoire -, douze " pièces faciles " très subtilement ouvragées autour de, avec, en hommage à la musique. Douze concentrés d'humour où les musiciens - compositeurs, instrumentistes classiques ou jazzmen, ou encore de simples mélomanes ou amateurs, tous placés par l'imagination de l'auteur d'Anna Livia Plurabelle et des Mondes du jazz dans des situations le plus souvent cocasses, à tout le moins délicates (tout contre la musique... et quelquefois en défaut d'elle), se voient gratifiés du regard malicieux, acéré, acide un peu, affectueux à la fin d'un compositeur-écrivain pour qui il faut, selon les bonnes sagesses, parler légèrement des choses graves et gravement des choses légères. Ainsi, et en son cœur multiple, et irradiant, et pour son importance définitive : de la musique. Elle que l'on reprend ; pas à qui l'on revient : avec qui l'intimité ne se défait pas ; elle dont on ordonne le ballet d'ombres, dans l'émotion constante, constamment renouvelée de sa puissance - mais celle aussi qu'elle soit en si large part devenue, par la mauvaise grâce du monde administré, un art en perdition.
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