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L'écriture et la projection - Couverture souple

Martin, Marie

 
9782918193739: L'écriture et la projection

Synopsis

Cet essai théorique prend pour sujet les relations entre littérature française contemporaine et cinéma à partir de la notion de projection. Puissance intermédiatique entre le texte et l’image, la projection ouvre un espace contemporain d’écriture entre cinéma et littérature. Cet essai tente d’en circonscrire l’empan et d’en théoriser les pratiques, des reconfigurations du roman au prisme d’un imaginaire filmique chez des Forêts ou Montalbetti, aux écrivains-cinéastes comme Carrère ou Alferi, en passant par le renouvellement des formes canoniques de l’adaptation ou de l’ekphrasis, chez Claire Denis, Léos Carax, Jérôme Game ou Nathalie Léger, lorsque l’écriture - syntaxe, métaphores, lumières et ombres - retrace la hantise des figures de l’écran. Réécriture, descriptions, intervalles, écrans, flipbooks, projections psychiques, les intermédiaires se démultiplient entre le texte et ses images, délaissant la problématique trop simple de l’adaptation.

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À propos de l'auteur

Ancienne élève de l'ENS, agrégée de lettres classiques, Marie Martin est maîtresse de conférences en études cinématographiques à l'université de Poitiers depuis 2009. Dernièrement, elle a publié : "Qu'est-ce qu'un geste politique au cinéma ? " avec Véronique Campan et Sylvie Rollet (Presses universitaires de Rennes, 2019).

À propos de la quatrième de couverture

Qu’ont en commun Pierre Alferi, Léos Carax, Emmanuel Carrère, Claire Denis, Louis des Forêts, Yannick Haenel, Nathalie Léger, Christine Montalbetti, le poète Jérôme Game ou l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens ? Cet essai fait l’hypothèse que leur poétique s’ordonne autour d’un même souci de l’écriture soumise aux puissances de la projection – un faisceau lumineux transporte une image sur un écran : photogramme qui défile et s’expose à la dissemblance ; image virtuelle qui s’actualise ; image fugace dont se déploie l’évanescence. L’investissement imaginaire et affectif associé au dispositif technique du cinéma rencontre ainsi la notion psychanalytique où le sujet voit chez l’autre ce que son inconscient ne peut regarder en face. Le cinéma devient surface d’inscription des traumas que réécrit la figurabilité filmique : optique ou psychique, la projection met en jeu un transport et une déformation destinés à faire écran. C’est au croisement de ces deux sens que s’ouvre un espace contemporain d’écriture entre cinéma et littérature, dont il s’agit ici de théoriser et cartographier les pratiques, lorsque l’écriture – syntaxe, métaphores, lumières et ombres – retrace la hantise des figures de l’écran.

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