Bannir l'équivoque, traquer le non-sens, établir une délimitation claire du dicible et de l'indicible : telles sont pour Wittgenstein les principales finalités du travail philosophique. Pour éviter de discuter à l'infini sur de faux problèmes qui ne viennent que de l'imprécision de nos langues, il est en effet nécessaire de décomposer les confusions conceptuelles qui se produisent en vertu d'un mauvais usage des mots. C'est à un tel exercice de clarification que se livre ici Hacker, suivant la méthode prescrite par Wittgenstein. La philosophie ainsi conçue serait donc une sorte de cure contre les maladies de l'intellect. Il s'agirait de défaire les noeuds conceptuels liés au langage, noeuds difficilement extricables dont les problèmes philosophiques ne seraient que les symptômes éloquents.
Comme rien n'est plus difficile que la simplicité et qu'aucun chemin n'est plus escarpé que ceux qui mènent à la clarté, il faudra au lecteur de la ténacité pour s'initier à Wittgenstein par le moyen de ce petit livre abrupt. --Paul Klein
Nous sommes pris dans les rêts du langage : il en résulte des confusions conceptuelles, des zones obscures qui font obstacle à notre compréhension du monde. Le rôle que Wittgenstein assigne à la philosophie est de défaire ces nœuds et d'éclairer ces obscurités. Son œuvre bouleverse notamment la compréhension traditionnelle que nous avons de l'extériorité, de l'intériorité, et de leur relation.
P.M.S. Hacker montre avec force comment, par le simple examen de notre usage des mots, Wittgenstein clarifie les notions que nous avons de l'esprit, du corps et du comportement.
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