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Marsupilami - Tome 10 - Rififi en Palombie - Couverture rigide

Livre 10 sur 37: Marsupilami

Fauche; Adam

 
9791034753833: Marsupilami - Tome 10 - Rififi en Palombie

Synopsis

Le perroquet du grand-père de Collin est un sacré animal : il connaît l'emplacement des diamants trouvés des années auparavant... Pour retrouver ce trésor, Collin va devoir affronter Jules Santoni, qui cherche lui aussi les pierres précieuses mais une surprise surgit de ses bagages ; Rififi le petit Marsu noir est du voyage !

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À propos des auteurs

Né en 1946, Xavier Fauche a toujours su qu'un conteur d'histoires sommeillait en lui. Dans un premier temps, il se lie aux grands conteurs de la radio. Réalisateur-producteur à France-Inter, Xavier Fauche est le complice d'Eve Ruggieri ("Un prénom, une vie"- 1978), Jean-François Kahn ("Avec tambours et trompettes" - 1979-80) et, surtout, José Artur ("A qui ai-je l'honneur" -1983-85 et"Le Pop-Club" - 1979-85). Au milieu des années quatre-vingt, il décide de monter au front de l'écriture. Il publie, entre autres, "Rien ne se perd, tout se récupère" (1988 - Balland), "Gaffes sur Gaffes" (1989 - Balland). Pour "Rouquin, rouquine" (1985 - Ramsay) et "Le Baiser" (1987- Stock), il est reçu sur le plateau d"Apostrophes". Bernard Rapp l'invitera à "Caractères" pour "Le perroquet de Sarah" (1992 - Balland). Il fait son apparition en terre de bande dessinée en écrivant des scénarios pour Morris, après la disparition de René Goscinny. Xavier Fauche relève le challenge avec un tel bonheur que Morris lui confiera l'écriture de 8 "Lucky Luke" et 8 "Rantanplan". Il y témoigne déjà de sa compréhension de ce qui fait une bande dessinée grand-public de qualité : récit limpide, gags à répétition et apport d'éléments neufs à un univers préexistant. Avec le dessinateur Luguy, il réalise l'excellent "Percevan". En 1989, André Franquin, inlassable créateur, décide, à 65 ans, de lancer un nouvel univers : "Les Tifous". En trois ans, Xavier Fauche écrit 51 scénarios originaux. Une complicité s'installe entre les deux hommes. Marsu Productions a fait appel à lui (et à Eric Adam) pour 2 albums du Marsupilami :"Rififi en Palombie" (apparition du succulent Cavernabrole, un Gris du Gabon au langage truculent) et "Houba Banana".

Petite biographie d'un petit personnage... Je suis né le 11 août 1969 vers 18h30 à Charleroi. Parcours scolaire normal jusqu'en gardienne, ensuite, les choses se compliquent, je suis mauvais élève et terminerai mes études à 18 ans. Mes trois dernières années scolaires, je les passe aux beaux-arts de Namur où je termine premier de classe en dessin et second en sculpture. Voilà pour ce qui est de l'école. En ce qui concerne le parcours artistique les choses sont un peu différentes. Brossant souvent les cours et me retrouvant souvent seul pendant l'absence de mon père (qui avait ma garde après le divorce de mes parents) je trompe mon ennui en commençant des bandes dessinées à l'âge de douze ans. Ceci en me référant au petit livre jaune de Philippe Vandooren qui contient les interviews de Franquin et Jijé. À 14 ans, je fuis chez ma mère qui m'inscrit au cours de B.D. chez Vittorio Leonardo. J'y passerai 4 ans. Entre-temps je prends des cours de croquis à l'Académie de Charleroi en élève libre. À dix-huit, j'entame des cours de gravure à l'Académie de Namur. De 14 à approximativement 22 ans je passe mes journées, mes soirées et mes week-ends entre l'Académie de Châtelet, celle de Charleroi et celle de Namur. À 18 ans, je commence à travailler en vue de peut-être devenir collaborateur de Batem pour travailler sur le merchandising du Marsupilami. Cette expérience me permet de faire connaissance avec Batem qui avec patience m'apprendra beaucoup de choses... J'ai aussi eu la chance de rencontrer Franquin et de collaborer pour quelques planches avec Yann à l'élaboration de gags avec le Marsu et le petit Noël. Malheureusement, je n'étais pas assez "mûr" et cela ne débouchera sur rien de concret. Cependant, cette expérience m'avait mis l'eau à la bouche et j'envoie mes travaux chez Dupuis et obtiens un rendez-vous avec Patrick Pinchart qui publiera mes premiers dessins dans le Spirou. Ensuite, Philippe Vandooren me mettra en contact avec Denis Lapière et je réaliserai 37 pages d'une B.D. western qui passera dans le journal. Malheureusement, l'entente entre Denis et moi n'était vraiment pas bonne et j'abandonne alors que je travaillais avec lui sur les premières pages de Ludo. Ensuite, j'effectuerai divers travaux alimentaires (dessins animés, guides touristiques et un tout petit passage dans l'atelier de Tome et Janry), je réaliserai quelques B.D. qui ne sortiront jamais de mes cartons et je ferai quelques expos de peinture. Je passerai ensuite trois ans à travailler comme infographiste dans une société namuroise qui réalise des jeux P.C. Je lâche mon boulot en 2000 pour partir 6 mois en Amérique Latine. À mon retour, je trouve un emploi dans un centre culturel latino-américain et je commence mon apprentissage auprès de Midam. Cela fait maintenant bientôt deux ans qu'on travaille ensemble et cela se passe bien.

Batem - de son vrai nom Luc Collin - est né le 6 avril 1960 à Kamina, au Congo, quelques mois avant l'indépendance du pays. Vivant dès lors en Belgique, le jeune Luc y mène une scolarité sans histoires, effectuant ses secondaires scientifiques au Collège Saint-Joseph et fréquentant parallèlement l'Académie des Beaux-Arts de Châtelet, où il suit le cours de dessin et de peinture de Jacques Ransy. Il migre toutefois rapidement vers le cours d'initiation à la BD de Vittorio Leonardo. En 1978, Luc Collin intègre l'Institut des Beaux-Arts de Saint Luc, à Liège. L'architecture l'intéresse, mais ne lui laisserait plus de place pour la BD et le dessin humoristique. Il s'oriente donc vers l'illustration et les cours de BD de Jean-Yves Stanicel, qui lui offre son premier espace de publication dans son magazine Oufti. Luc suit ensuite des cours du soir afin d'obtenir une agrégation lui permettant d'enseigner. Après son service militaire, il démarche en vain tous les éditeurs de la place. Entre chômage et petits boulots, la période est alors difficile. Mais Luc croit à sa bonne étoile, refusant même une place d'enseignant à Saint-Luc, au profit d'un possible emploi au studio Peyo, qui ne se concrétisera malheureusement pas. C'est en 1984 – la veille de la naissance de sa première fille ! - que la chance décide de sourire une première fois à l'aspirant-auteur. La SEPP (studio spécialisé dans l'adaptation audiovisuelle et le merchandising BD) recherche un dessinateur formé à l'école de Leonardo, qui recommande son ancien élève. Engagé du jour au lendemain, Luc Collin travaille dès lors sur des séries telles que « L'oiseau Shoe », « Les Snorkels » (« Les Snorky »), mais aussi - et surtout - « Le Marsupilami », créé par Franquin en 1952 dans Le journal Spirou. Franquin, qui veille avec attention sur son personnage, demande à rencontrer Luc. Il avouera plus tard avoir été impressionné par le travail du débutant, qu'il n'oubliera pas... Certains se contenteraient de cette rencontre avec une légende du neuvième art comme point culminant de leur parcours. Mais le futur Batem a encore faim de nouvelles expériences. Passionné par la caricature, il rejoint en 1986 la rédaction de La nouvelle gazette, quotidien de Charleroi en panne de caricaturiste. Là encore Leonardo a fait l'intermédiaire... Mais le Marsupilami – facétieux, comme chacun sait – décide de revenir faire « houba » la même année dans sa vie. Car c'est à cette époque que Jean-François Moyersoen convainc Franquin de confier le Marsupilami à une nouvelle structure éditoriale - « Marsu Productions » - qui lancera une série dédiée au fabuleux animal. Franquin, qui n'a pas oublié le travail de Luc Collin à l'époque de la SEPP, propose à ce dernier de la dessiner. Luc croit d'abord à un canular ! En 1987 - en à peine 4 mois ! - le nouvel album du Marsupilami, intitulé La queue du Marsupilami, est bouclé. Le scénario en est signé Greg, les couleurs Vittorio Leonardo et le storyboard Franquin. Pour la première fois de sa vie, Luc Collin utilise le pseudonyme « Batem » (« Baptême ») en souvenir d'un surnom qui lui avait été attribué pendant ses études à Saint-Luc... La queue du Marsupilami s'écoule à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires. L'histoire d'amour entre la créature palombienne et les lecteurs ne se démentira plus. Penché par-dessus l'épaule du jeune Batem, Franquin se consacre pendant cette période à l'un de ses rôles favoris : aider un jeune dessinateur à s'épanouir en lui transmettant son précieux savoir. Batem apprend alors beaucoup grâce aux storyboards que Franquin continue à réaliser pour les albums du « Marsupilami », base à partir de laquelle il développe son propre dessin. De ce travail en commun naît une belle complicité entre le maître et l'élève puis une franche amitié. A la mort de Franquin, en 1997, c'est naturellement Batem, dernier auteur à avoir reçu son enseignement, qui lui succède pleinement sur « Le Marsupilami ». A noter que la série « Le Marsupilami », outre Franquin et Greg, profitera du talent de nombreux scénaristes de renom, comme Yann à partir de Mars le noir (1989), Eric Adam et Xavier Fauche à partir de Rififi en Palombie (1996), Olivier Saive et Jean-Michel Bourcquardez pour Un fils en or (2000), Dugomier à partir de C'est quoi ce cirque !? (2001) et Colman, à partir de Magie blanche (2006). Mais Batem scénarise lui-aussi quelques albums, comme Trafic à Jollywood (1998) ou Le défilé du jaguar (1999). Parmi ces albums, nombreux sont ceux à être publiés dans Le journal Spirou, habitat naturel du Marsupilami ! À noter que Batem s'est également offert quelques chemins de traverse permettant de constater tout l'étendue de son talent, avec un attachement particulier pour les séries à gags explorant l'univers de la moto. On peut citer par exemple « Jack Sélère » pour les Éditions de la Sirène (4 albums à partir de 1995, scénario de Courly et Madeline) ou encore « Ça passe à donf » (Madeline, 2002) et « Sam Speed » (La sirène, scénario de Madeline et Mo/CDM, co-dessin de Colman). Dernier auteur à avoir reçu l'enseignement de Franquin, c'est tout naturellement que Batem a succédé à son maître et ami comme dessinateur de l'un de ses personnages fétiches : Le Marsupilami. Artiste au trait d'une prodigieuse tonicité et doué d'un sens de la composition remarquable, Batem fait mieux que faire survivre la légende : il la fait vivre, tout simplement, portant le bonheur dans l'imaginaire de milliers de lecteurs passionnés.

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