Biribi etait le nom d un ensemble de bagnes militaires ou l on envoyait les soldats indisciplines. Ils y etaient soumis a un regime effroyable. Chatiments corporels, travail physique epuisant : beaucoup des condamnes en revenaient brises, quand ils en sortaient vivants. Georges Darien, qui avait devance l appel et effectuait son service militaire, y fut envoye en 1883, a l age de vingt-et-un ans. Il y passa trois annees, qu il decida de raconter dans ce qui deviendrait son premier roman. Biribi dut attendre deux ans avant de trouver un editeur : Darien etait anarchiste, et son texte constituait une telle charge contre l armee qu il risquait fort d entrainer des poursuites, dans une France ou l affaire Dreyfus allait eclater. Il parut enfin, en 1890, et reste, avec Le Voleur, l une des plus grandes reussites de Darien.
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Biribi parut en 1889, moins de vingt ans après la défaite de la France. Il dénonçait le sadisme des chaouchs, les adjudants, dans les bataillons disciplinaires, les brimades incessantes, les routes tracées dans le désert tunisien à force de vies humaines sacrifiées. Biribi n'était pas un bagne mais l'ultime punition que l'armée réservait à ses réfractaires. Libertaire plutôt qu'anarchiste, Darien échoua à Biribi pour sa vingtième année, ayant accumulé manquements à la discipline et refus d'obéissance et après avoir connu toutes les étapes des prisons militaires françaises. Il faudra attendre Albert Londres, un demi-siecle plus tard, pour que l'infamie soit dénoncée et, après une rugueuse campagne de presse et nombre de commissions parlementaires, le bagne fermé. Darien n'y assista pas, il était mort en 1921.
Biribi etait le nom d un ensemble de bagnes militaires ou l on envoyait les soldats indisciplines. Ils y etaient soumis a un regime effroyable. Chatiments corporels, travail physique epuisant : beaucoup des condamnes en revenaient brises, quand ils en sortaient vivants. Georges Darien, qui avait devance l appel et effectuait son service militaire, y fut envoye en 1883, a l age de vingt-et-un ans. Il y passa trois annees, qu il decida de raconter dans ce qui deviendrait son premier roman. Biribi dut attendre deux ans avant de trouver un editeur : Darien etait anarchiste, et son texte constituait une telle charge contre l armee qu il risquait fort d entrainer des poursuites, dans une France ou l affaire Dreyfus allait eclater. Il parut enfin, en 1890, et reste, avec Le Voleur, l une des plus grandes reussites de Darien.
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Vendeur : Librairie du Bassin, Bordeaux, France
Couverture souple. Etat : Bon. Militaire. Discipline militaire. ---- Biribi était le nom d'un ensemble de bagnes militaires où l'on envoyait les soldats indisciplinés. Ils y étaient soumis à un régime effroyable. Châtiments corporels, travail physique épuisant : beaucoup des condamnés en revenaient brisés, quand ils en sortaient vivants. Georges Darien, qui avait devancé l'appel et effectuait son service militaire, y fut envoyé en 1883, à l'âge de vingt-et-un ans. Il y passa trois années, qu'il décida de raconter dans ce qui deviendrait son premier roman. Biribi dut attendre deux ans avant de trouver un éditeur : Darien était anarchiste, et son texte constituait une telle charge contre l'armée qu'il risquait fort d'entraîner des poursuites, dans une France où l'affaire Dreyfus allait éclater. Il parut enfin, en 1890, et reste, avec Le Voleur, l'une des plus grandes réussites de Darien. 11,5x17 cm. 286 p. Broché. Bon état. Couverture légèrement défraîchie un peu tachée. Papier légèrement bruni. Marque de lecture au dos. in-12°. N° de réf. du vendeur L131604
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