A la fin des années 1980, William Klein se prend à considérer d'un autre oeil l'objet "planche contact". Il s'interroge alors sur son propre procédé de sélection d'images, et, en touche-à- tout exemplaire - la première passion de William Klein étant la peinture, qu'il a étudiée avec Fernand Léger -, il en explore la dimension créative. Après avoir isolé l'image de son choix, sa "meilleure image", sur la planche, l'avoir tiré en grand format, il la cerne d'épaisses couches de peinture de l'une des trois couleurs primaires : rouge, jaune ou bleue. Il s'agit, comme l'écrit Robert Delpire, "de sidérer le passant ou le lecteur en le forçant à considérer non plus seulement l'image et sa parfaite composition, mais la virtuosité d'une autre architecture, d'un cadrage supplémentaire qui ne laisse aucune place à l'hésitation ni à la dérobade". Rien de décoratif dans sa démarche, mais la volonté de créer un pont graphique entre la peinture et la photographie qui doit être appréciée pour elle-même. Ces "contacts peints", comme il les nomme, sont à l'image du travail profondément inventif de l'artiste. Contacts a paru pour la première fois en 2008 chez Delpire, éditeur. Nous sommes heureux d'en proposer une nouvelle édition, augmentée, dans un format plus maniable, qui comblera les amateurs de photographies les plus avertis comme le grand public.
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Né à New-York en 1928, William Klein est un artiste pluridisciplinaire dont la pratique a révolutionné la photographie, notamment de mode et de rue. Il s'installe à Paris dès la fin des années 40 où il étudie la peinture. En 1954, il se rend à New York à l'invitation du directeur artistique du Vogue américain, Alexander Liberman. Il en tire un livre : Life is good & good for you in New York, publié en 1956 aux éditions du Seuil et récompensé par le Prix Nadar. Rompant avec la tradition, le photographe impose d'emblée un style nouveau, violent, graphique, où se mêlent humour noir, critique sociale, satire et poésie. Il est représenté en France par les galeries Le Réverbère (Lyon) et Polka (Paris). Son travail a été exposé dans le monde entier, et plusieurs grands musées lui ont consacré des rétrospectives.
Présentées dans un nouveau format, 70 œuvres, dont 30 inédites, témoignent du talent et de l'audace de ce photographe emblématique. La préface de Robert Delpire offre une introduction passionnante au travail de celui qui était aussi son ami proche. Contacts est le fruit de longues années de travail et de questionnements de la part de l'artiste autour de l'objet planche-contacts. Ses « contacts-peints » témoignent d'une volonté de créer un pont graphique entre la peinture et la photographie. Contacts a paru pour la première fois en 2008 chez Delpire. Cette nouvelle édition, augmentée de 30 œuvres inédites choisies par l'artiste, est présentée dans un format élégant qui comblera les passionnés de photographie.
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