Synopsis
Connu par l architecture de ses monuments, le Maroc a aussi été le lieu de création d une immense quantité d oeuvres plus modestes, certes, mais le plus souvent magnifiées par leurs qualités esthétiques. Objets usuels, indispensables à la vie domestique, au travail, à la vie religieuse et artistique, ils ont été réalisés par des artisans anonymes, fidèles aux exigences des traditions issues des différentes cultures qui se sont fondues dans le creuset de l histoire de ce pays. L illustration de cet ouvrage, exceptionnelle par son abondance, sa somptuosité, et en grande partie inédite, apporte une vision d ensemble de tous ces arts traditionnels, et des savoir-faire qui ont été nécessaires à l élaboration de productions si diverses. Les formes de certains des objets présentés, les décors dont tous sont parés sont autant de signes dont la variété semble infinie, la signification hypothétique. C est dans des rapprochements inattendus, voire audacieux, que vont naître des évidences sur le sens de ces signes. L originalité de l ouvrage est de soulever un coin du voile qui cachait leur appartenance à l universel et les sources lointaines qui ont contribué à donner aux objets marocains leur attrait, leur beauté.
À propos de l?auteur
Marie-Rose Rabaté, professeur agrégée de l’Université, passionnée par l’Histoire et l’ethnologie marocaines, a réalisé des enquêtes sur les rites et les fêtes traditionnelles de l’Atlas et du Draa, qui ont abouti à la parution d’un livre, Le Moussem d’Imilchil(Maroc Éditions, 1970). Sa thèse d’ethnologie portait sur Les Bijoux du Sud Marocain, essai d’interprétation de leurs formes et de leurs décors. Elle a par ailleurs réuni une collection de pièces de tissages vestimentaires du sud de l’Atlas qui fait référence et dont elle a fait don au Musée de l’Homme. Plus récemment, elle a publié deux livres d’art et de référence sur les bijoux marocains : Bijoux du Maroc, du Haut Atlas à la vallée du Draa (tome I, 1996) et Du Haut Atlas à la Méditerranée, depuis le temps des juifs jusqu’à la fin du XXe siècle (tome II, 1999, en collaboration avec A. Goldenberg) aux Éditions Édisud.
André Goldenberg est né à Marrakech et a fait la plus grande partie de sa carrière au Maroc. Enseignant de formation, il a été pendant huit ans chargé de mission au service culturel de l’Ambassade de France. Il a étudié les traditions populaires et la littérature orale marocaines qui lui ont fourni la matière de sa thèse d’anthropologie culturelle et sociale. Principales publications : Juifs du Maroc, images et textes, 394 pages, 1992, Éditions du Scribe, Paris ; Bestiaire de la culture populaire musulmane et juive au Maroc, 144 pages, 320 illustrations, 2000, Éditions Édisud, Aix-en-Provence.
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