" Je vous dois la vérité en peinture et je vous la dirai ", Paul Cézanne
Les propos de Cézanne (1839-1906), ses déclarations les plus explicites sur sa peinture, sur les compagnons de l'impressionnisme : Monet, Renoir, Pissarro, sur Gauguin, sur Poussin et bien d'autres, sont longtemps restés dispersés dans des publications inaccessibles. Ce volume les a rassemblés pour la première fois à l'initiative de Michael Doran (1930-2006), ancien bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres et spécialiste de la littérature cézanienne qui a mené à bien cette édition critique.
Tenus devant ses visiteurs français ou étrangers, qu'ils soient peintres, poètes ou critiques, les propos de Cézanne sont des éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant le mouvement de la touche. Ces textes obligent à une nouvelle interprétation du dispositif spatial chez Cézanne et sont aussi une source d'information inestimable sur ce personnage singulier, solitaire, travailleur acharné totalement voué à sa peinture.
Ce qu'a dit Cézanne : on ne le sait pas. Plus de soixante-dix ans après sa mort, ses propos restent dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées. On n'a que trop écrit de l'auteur des Baigneuses sans connaître ses déclarations les plus explicites sur sa peinture, sur Holbein, Véronèse ou Poussin, Chardin, Delacroix et Courbet, sur les compagnons de l'impressionnisme : Monet, Renoir et Pissarro, sur Redon et Gauguin. Propos tenus devant ses visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Eclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche, ces textes obligent à une nouvelle interprétation du dispositif spatial chez Cézanne. On les trouvera rassemblés pour la première fois dans ce volume dont Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres et spécialiste de la littérature cézanienne, a mené à bien l'édition critique.