Synopsis
Ce livre sur le mal ouvre une série (« Dieu pour penser ») qui prend comme hypothèse que l'idée de Dieu peut aider l'homme à penser, qu'il soit croyant ou non. Parce que rien ne serait de trop ni ne pourrait être négligé, y compris les mots ultimes, pour se mesurer aux grandes questions que l'homme porte en lui. S'il faut donc des mots démesurés pour penser, n'est-ce pas tout d'abord avec cet excès qu'est le mal qu'il convient de s'essayer à cette hypothèse ? C'est ainsi que l'auteur a voulu aborder cette redoutable question. Comme une question qu'on aborde en la situant sans faux-fuyant devant Dieu. Sans maudire, mais non pas sans mot dire. Que l'on saisisse les différentes manières de poser la question que l'on suive l'audace de Job que l'on tente de comprendre l'énigmatique discours sur un mal originel que l'on cherche à discerner le mieux et le moins bon dans les discours de libération que l'on se risque dans les méandres souvent discutables des théodicées, on n'arrive certes pas à donner raison d'une énigme redoutable et qui le restera toujours. Mais en prenant ce pari d'une recherche qui va jusqu'à inclure Dieu dans la question, nous situons mieux notre propre interrogation nous découvrons que cette question de l'homme concerne Dieu même, car elle est pour lui aussi un scandale dont il va se faire l'adversaire que l'homme n'est pas convié à une culpabilité mortifère, car il n'est pas à l'origine absolue du mal que du thème classique du « mal objection contre Dieu », on est invité à un thème nouveau et paradoxal, celui d'un « Dieu objection contre le mal ».
Quatrième de couverture
« La théologie contribue-t-elle à la recherche du sens ? Non, si elle devait faire de Dieu la condition du sens, comme si ce dernier ne pouvait surgir de lui-même ou de ma capacité à le faire surgir. Oui, si la théologie offre un éclairage propre, celui de la mise en place d'un excès, d'une gratuité et de confins, au contact desquels la pensée du sens gagne à être confrontée. La théologie offre ici son concours, qui n'est pas celui d'être l'arbitre du sens - qui donc le supporterait ou en voudrait ? -, mais d'être un lieu où il arrive aussi que le sens se produise. Aussi bien, loin de discourir sans fin sur ce qu'est le sens, nous chercherons précisément à le découvrir là où il se donne : en ce que j'appelle les lieux du sens : la liberté (sans liberté, peut-on imaginer l'apparition du sens ?), l'identité (qui suis-je ? ai-je sens ?), le destin (que puis-je faire de ma vie ?), l'espérance (le sens est-il au bout de celle-ci, ou n'est-elle que la dernière illusion de la boîte de Pandore ?), l'imaginaire enfin (lieu de légendes, de mythes et de fiction, source presque intarissable où nous cherchons à renouveler le sens). En esquissant chaque fois comme une phénoménologie de la foi, insistant sur la manifestation de don et de révélation qu'elle peut exercer à l'égard du sens, nous découvrirons peut-être des espaces de sens insoupçonnés autrement. Ouvrir le sens jusqu'en ses confins, c'est ouvrir des possibilités, c'est raconter une aventure possible, c'est faire en sorte que chaque chose et chaque événement puisse se comprendre, fût-ce l'espace d'un instant, sous l'égide d'une visitation, d'un changement d'échelle, d'une transgression du simple dû. Là est sans doute la clé du sens » (A. Gesché).
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